I Ösnnnninsd Revue de fa semaine. I Xto 35. time annge. 1568 Stockholm, 1 sepicimbre. Quand nous avons signale recemment un sommencement dagitation, dans les journavx de Mosconu, en faveur de la nåecessite ou se croirait la Russie de semparer dun de nos ports norwegiens, nous ajoutions: . Il faut remerquer que, dapres on on-dit, qui ma pas etö dementi, le ministre amörieain å Stockholm aurait appele Pattention de son gouvernement sur 1a necessite de venir en aide å la Russie, qui ne peut pas tomber å son aise sur ie commerce anglais et frangais. A bon entendeur salut! Il y 2 quelques jours Je journal officiel a publig å ce sujet la dåclaration suivante: — — Dapres des renseignements quinous vien-: rent de bonne source, cette assertion manque de tont fondement. Nous pourrions faire remarquer dabord que cest la teneur måme des articles publies dans la presse vusse qui a motivå le bruit en question, et eu second lieu que le journal officiel a te le premier å signaler ce pium desiderium, suivaut son expression; mais a quoi bon? Il donne å ce brult ön dåmenti formel et nöus ne pouvons que nous incliner et em prendre acte. . a Cest le jour avx rectifications. En voici upe autre å propos de la nouvelle que M. Tochussen, minist e resident des Pays-bas ä Stockholm aurait Stö Hommö au poste de Berlin. Le Fedreländet de Copenhague nous prend personnellement å partie sur ce que nous sommes mieux renseigne que M. Rochus sen lui måme qui ne sait rien de ce chavgement. Simple priore de renvoyer le compliment a IIndependande Belge, qui ia premlöre a inis cette nouvelle en cireuiation. Du reste chömnge complet en fait de nouvelles politiques, ä moins de considerer comme telles de bulletin des voyages princiers, Lautre jour voss avi Que deuk ministres a Paris. Avec le gouveruement interimaire nous en avons tonjours au nioins trois. plus Je president. Ce gouvernement interimaire vous dit que le roi voyage a NFinterieur, La seule mesnre officielle a signaler est la nomipation des presidents des Lanhästings. La pitpårt (15 sur 25) sont les gouverneurs måmes des provinces. . Les journaux sutdois ne se sont gubre occupås cette semaine que de questions religieuses, en vue du prochain synode, dont Pouverture doit avoir lien å Stockholm jeudi prochain. . A dire vroi nul hö peot pråvoir au juste ce qui sy passera et quelles sont les råsolutions quon en peut attendre. P sffot.e terrain est entitrement nouveau. Avec quelles forces le liberalisme, Vesprit moderne ,pourrar-t-il lutter contre Ia conservation poussbe jusquå Fentötement sånile? Bien fin qui pourrait le decider davance. ssi voyons-hous que personne ne sy hasarde et tue les Journaux formuient leuts critiques å un point de vue gentral et tmettent leurs desiderata, sans se faire Fillusion probablement que cette assemblee va les accomplir tous. Ce qui frappe toutefois crst Pubönimit) de ces eritiques et de ces vmuxy dab5 lä presse autre que clericale bien entendu. Par exemple tous les journaux saccordent å declarer que Pinfaillibilite reconnue å la cotfession dAugsbourg ne saurait tre soutenue plus longtemps; que le clergå ne peut ainsi rester lie å une interpråtation qui remönte å trois-cents ans: que cette immutabilits, en presence des progres accomplis par ia piilologie et Pexbgåse, est le tomble de Iabsurde, et qwon fait pråter av prötre un serment quil ne saurait tenir. Ici se presente en premier lieu une ,des questions les plus graves, celle de ta revision, de la refonte å faire subir a la traduction de la Bible, On se plaint, en effet, qwelle est incompråhensible, bizarre, bcrite dans un style surannå, å demi tudesque et comme -tournure et comme mots, hachee en menus versets qui en augmentent Iobscurite, qwenfin elie fourmille de grossiores erreurs. Naller pas croire que les membres conservars du clergå contestent ces critiques; ils les reconnaissent parfaitement fondees; mais, chose Ctrange, cest dans ce fait måme quils puisent la conviction qwon ny doit rien changer, ou presque rien. ;Une traduction des livres prophetiques et pottiques, dit Pan deux, qui repondrait aux immenses progrös accomplis depuis Luther, dans la Philologie orientale, dans Pethnographie, dans les sciences naturelles, serait, en beaucoup dendroits, si diffrente de a Bible du grand råformateur qwil y aurait langer de troubler les gens simples dans leur) oi. IT suffit TPindiquer cette etrange theorie le la demonstration des veritås ternelles pasee sur des documents quwon sait etre altöres, Du reste cette question, qui a te soulevåe il pa deja pres dun sidele, devra certainement ccuper le synode. Une autre question qui ne rencontre pas noins dunanimite dans la presse est celle e Penseignement religieux quwon trouve tout e quil y a de plus contraire å la pratique, t parce qwil ne se compose que dune aride olleetion de formules theoriques et dexerices de måmoire, et parce qwil tourne presque utierement sur des fragments de Fhistoire ncienne du peuple juif. En un mot å tout 8 degrås de Penseignement, et måme jusque aps les ecoles eidmentaires, on snrcharge . ve dun lourd et pådantesque bagagelc neologique qui ne pent provoquer en Iui que! l L de et le dögoft. Cette rbiorme est)c i impustt par Iopinion quN sera bien f