Aftonbladet – 2 juni 1868, sida 3

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sant parti protectionniste, que cette hane li constitue un mårite tout particulier aux yeux des libbraux qui, autrement, le trouveraient un peu bien cornservatenr, comme le sont du reste I toutes les administrations qi saceddent å une I grande crise sociale. En somme, idemrment, il ny aura rien de change å la politique generale, on pourrait presque ajouter: si pohtique il y a, tant le calme regne partout. Cest un evenement cependant que la sortie des affaires de M. le comte de Manderström, qui les a longtemps conduites habilement et avec une prudernce consommte, dont il ne sest gucre departi quune ou deux fois, dans des cas ou il sagissait å ses yeux de questions de principes, et ou ces protestations, de quelque fagon qwelles fussent accueillies, devaient toutefois rester dans le domaine diplomatique. La meme predence Iat-elle suivi dans les affaires du Daneniark? Les apparences disent oui, puisquil a conserve la paix å son pays. Le parti liberal et scandinaviste dit non, puisquil a laiss mutiler un pays scandinave. Crest un proces encore pendant, que Favenir, et peut-åtre un avenir prochain, decidera. M. de Manderström est une des bonnes plumes qui existent dans la langue diplomatique, cestå-dire en frangais, et il y a telles de ses dåpåches qui sont å juste titre reståes celebres. Naturellement les journaux, cette semaine, ne sont remplis que de recits au sujet des fåtes du jubile de Lund, qui ont te trös brillantes et trös-bien ordonntes, et auraient merit6 davoir pour historiographe un 6crivain comme Thgophile Gautier, qui a perdu lå une belle occasion, et sans doute unique, de contempler, par exemple, un Rector mognificus revåtu dun manteau de velours pourpre, dort sur toutes les coutures, et coiffå dun chapeau a larges bords de måme toffe et non moins richement galonne. Nous disions que Foccasion etait unique, parce quen effet luniversitö de Lund est restte plus fidele que celle dUpsal å ces pompes ainsi quaux usages des anciens jours. Nayant point la plume, nous allions dire le pinceau de Fatteur du Capitaine Fracasse, nous ne vous decrirons pas les festons et les astragales,, les guirlandes et les banderoles, les solennites de Feglise, les pompes de la procession, les bannieres deployces, la ficre tournure des hallebardiers, les theories detudiants, les grandes harmonies des masses chorales, les antiques us et coutumes conserves dans la ceremonie des promotions, etc. etc. Un seul detail vous en dira plus que toutes les narrations: Avec le grade de docteur il est decerne une couronne de laurier, que le laureat doit porter toute la journte, et cest ce qui est arrivå au prince Öscar, entre autres, mais ceci est un cpisode qui mårite une mention speciale. Au lieu de chercher, assez vainement sans doute, å vous donner une vague notion des details multiples de ces fötes, il nous parait plus utile de faire ressortir Fidee gånerale qui semble y avoir domint, et qui sest trouvee formulte dans un grand nombre de discours. Nous indiquions, dans notre dernicre revue, quel avait ete le but de la ertation de cette universite placte å la limite extråme dune province recemment annexce. Cctait de crcer un centre intellectuel sutdois. Ce butrempli, et il letait depuis longtemps, il semblait que Puniversite de Lund weåt plus quå disparaitre et, dans les dernicres annees en effet, une opinion assez considerable setait prononete pour sa suppression, cest-å-dire pour une fusion avec Puniversite dUpsal, reforme qui se rattachait au projet de transferer cette derniere a Stockholm. Cependant nous vous faisions remarquer, mardi dernier, ce merveilleux lan de tous les membres illustres de la grande famille scandinave, Norwegiens, Danois, Finlandais, pour sunir dans ces fötes de rintelligence, et combien cet heureux rapprochement contrastait avec la pensåe sous Vinspiration de laquelle cette universite avait ete fondee. a måme observation ne pouvait manquer de frapper bien plus encore les personnages distinguts convits å ces fötes, dou la conclusion, qui a soudain et clairement apparu a tous les esprits, que Funiversite de Lund, sa premiere ceuvre accomplie, å savoir de repandre dans ces provinces la culture sudoise, en avait devant elle une autre å remplir, plus vaste et plus belle encore, et cest de preparer la voie å Iharmonie, au rapprochement entre les peuples freres, en un mot Tetre un centre intellectuel pour les races scandinaves. Cette pensee, qui se pråsente wec la force de Fevidence, etait exposee lans la harangue latine du professeur Lysander, ainsi que dans plusieurs autres discours et jusque dans la circutaire de convocation. Ces fötes nauront donc pas seulement offert e deploiement dune vaine pompe; il en :estera une grande pensee, plus quune penste, in fait considerable. Parmi les nombreux discours, peut-åtre rop nombreux, qui ont tå prononces, nous w0us bornerons å citer celui du rector magniicus, le professeur Ljunggren, qui a presente me etude comparative de Tegnr et dOehenschläger, et specialement des celebres bocmes de Helge et de Frithiof, et celui du rofesseur Bartsch, recteur de Iuniversite de Rostock, discours prononce en excellent sulois, å la grande surprise des auditeurs, tout v la fois flattes et touches comme on le ense. Outre les nombreuses deputations envoytes r Lund par les universites, academies et socitts savantes, non-seulement de la Suede et de la Norwege, mais comme on le voit wussi de Petranger, des adresses de felicitaions etaient venues de Berne, dErlangen, de Oracovie, de S:t Petersbourg, de Breslau, de reifsvalde, dJena, de Leipzig, de Berlin, le Kenigsberg, de Kiel, Halle, Båle, Oxford, ste. Mais revenons å Ftpisode relatif au prince scar. Sa promotion au grade de docteur n philosophie a tåt, parait-il, un acte toutv-fait improvise, Au commencement de la oromotion des docteurs en medecine, un telesramme fut expedi au chancelier de FuniSat WL nn Rn AT aa

2 juni 1868, sida 3

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