Aftonbladet – 26 maj 1868, sida 3

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Pe ee j j Si courte que doive etre cette absence d roi, il nen a pas moins fallu constituer u gouvernement interimaire, compose de troi membres du conseil dItat: le Comte Plater M. M. Lagerstråle et Ehrenheim, sous l pråsidence de M. de Geer. On parle pour les premiers jours du moi de juillet dun voyage du roi å Helsingborg ou il assisterait aux courses, et serencontre rait avec le prince royal de Danemark, peut ötre måme avec le roi de ce pays. Dans ce silence des evenements, on dautant plus cte dispose a pråter attentio! å des considerations politiques dune haut portce emises par un Norwegien, M. le pro: fesseur Broch, dans la societc Scandinave de Christiania, au sujet du colonel Tidemand mort ricemment. La place malheureusemeni nous fait defaut pour le developpement d ces idces; nous nous bornerons a indiquei les principales. Il loue Tidemand, qui etaif une sorte de voyant en politique, davoi longtemps å PFavånce pråvu les developpements dangereux que peuvent prendre les Etats-Unis et la Russie. A ce point de vuc la constitution de IItalie et de FAllemagne sont heureuses, comme tout ce qui tend a fortifier Europe. La guerre entre la France et la Prusse serait le plus grand des malheurs on a deja dit que toute guerre europtenne etait desormais une guerre civile). Quant au röle que la Scandinavie serait sans doute forece dy jouer, il montre qwil serait å coup sår dangereux, aussi dangereux dans les succes que dans lesrevers. Nenous associons quavecque nos gaux avait deja dit le bon Lafontaine. Mais la partie la plus neuve de ce discours est ce qui touche les rapports entre la Sutde et la Norwege. TIorateur veut quelon essaie plutöt de Ja voie administrative que de la voie legislative; il eroit å la possibilitö dun parlement dunion dans Favenir, avec un systeme de deux chambres; mais avant il faut rapprocher les institutions, et il cite avec beaucoup dautorite Vexemple de Punite allemande preparce par le Zollverein et aussi de ce qui sest passe en Suisse en 1847. Il veut surtout que Ion commence par fortifier la döfense, par organiser larmement national sur un pied respectable, car il croit que les Royaumes-unis par suite de leur position göographique et de circonstances locales, comme aussi en raison de leurg libres institutions, peuvent se:defendre contre la Russie. Il a foi dans la vitalite des pays libres.. En Sugde il voudrait, par exemple, voir transformer larmee: indelte en un cadre immense de sousofficiers et de caporaux pour la nation armee. Pour en revenir a lunion entre la Sutde et la Norwege, il nest plus gucgre personne qui conteste que, pour etre durable, elle doit se resserrer. Il est quelques ultras qui -vont jusqwå dire: ou cette union plus intime ou la dissolution, — avec un secret penchant pour ce dernier parti et un faible pour le pangermanisme. A ceux-lå Iorateur, sans måme se donner la peine dinvoquer le patriotisme, se contente de montrer le mauvais marche quwils comptent faire et quelle figure ferait la Norwege, avec sa langue etrangere, dans un parlement germanique. Il sagirait bien alors de nommer des paysans, leur dit-il; tout au plus pourriez vous y faire admettre quelques rares bourgeois, diserts en langue allemande, et allez done defendre votre independance dans es conditions lå. Au fond nous pensons bien jue ce discours sadresse plus aux Danois qua juelques rares Norwegiens touches des merites de M. de Bismarck. . Cette semaine ont eu lieu å Stockholm leux fötes. successives en Ihonneur de M. Louis Guilletmot, Iun des fondateurs de la maison de banque Guilletmot et Weylandt, qui se etire de cette societe (laquelle cependant conerve son nom) pour aller stablir å Paris ;t essayer de creer, pour la liquidation de nos .changes avec la France, des relations directes ntre cette grande ville et Stockholm, en se vassant de Fintermådiaire de Hambourg. Ce ra un grand service rendu aux deux pays, t ceux qui connaissent sa rare aptitlude aux ffaires sont davis que M. Guilletmot est omme å reussir. Quelle nouvelle encore? Que la statue de oharles XII, apres des vicissitudes qui rapellent presque celles du heros qwelle repråente, a enfin trouve un emplacement sur a place Charles XIII; — et encore nest-elle as bien såre dy rester. On parle dune utre destination dåfinitive. Avant de finir, prenons acte, ersonnes qui soccupent detudes e la publication, par le capitaine Mankell, une histoire des guerres de Finlande, comoste å la demande de la societe de litteraure dHelsingfors. Cest une ttude spåciale t complete, faite par un homme des plus ompåetents, un document precieux des lors our Ihistoire. Nota. — La Bevue de Ia semane, redig6e 1 francais parait ordinairement tous les mardis. Pour fes abonnements au journal FAftonblad le ieux est dexpådier les demandes au bureau de oste Sutdois dHambourg. a massan mmaAanbt NI Z —— hr Uret

26 maj 1868, sida 3

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