Revne de la semaine. N:o 16. Geme ann6e. 1868. Stockholm, 21 avril. Le soir måme ou paraissait notre dernidre revue, une declaration offcielle, publite au Post-Tidning, en confirmait les pråvisions, et sans doute cette prompte solution de la crise ministerielle vous est dåja connue depuis quelques jours. Cependant nous nen croyons pas moins devoir, donner la traduction litterale de la declaration dont il sagit, attendu quwelle ne laisse pas que dötre digne dattention å certains egards. Il y est dit: Le roi a pris connaissance des demandes de demission pråsentbes par le comte de Manderström, ministre des affaires btrangeres, le baron dUgglas, chef du dtpartement des finances, M. Lagerstråle, chef du departement de Yinterieur, M. Abelin, chef du departement de la guerre. S. M. a bien voulu declarer ce qui suit: Ces demandes de demission, presentees simultantment, nont aucune raison detre comme suite dun manque de confiance de ma part. Je ne vois pas non plus qul se soit rien passt, pendant la pråsente didte, qui constitue un motif suffisant de congedier ces conseillers; je le vois dautant moins que Pesprit de la loi sur la forme du gouvernement ma pas etå change par la rtforme ui a eu lieu dans la repråsentation nationale. Pour comprendre cette declaration il faut se rappeler un dåetail tout particulier de la constitution sutdoise. Le gouvernement parlementaire, tel quwil se pratique par exemple en Angleterre, nexiste pas: en Suede, comme on est gentralement assez disposå åse limaginer; — ce qui peut amener, dans les appreciations de la presse etrangere, des möprises åtonnantes, comme celle commise recemment par le journal la France, sur la foi dun correspondant mal informå, et reproduite par PIndependance, dans son JM du 13—14 du pråsent mois. Le roi gouverne seul avec les avis dun Conseil dEtat; — ce qui explique, pour le dire en passant pourquoi nous avons eu maintes fors å definir le sens tout special ici de cette appellation de Conseil dEtat. Il ny a nominalement en Sudde que deux Ministres dEtat, celui de la Justice et celui des affaires etrangöres, mais qui, comme les autres membres du cabinet avec ou sans portefeuille, ne sont que de simples conseillers de la couronne. Pas de pråsident du : conseil. Le ministre de la justice est plutöt: le premier des conseillers que leur chef. Ce-l. pendant il faut bien remarquer que ces ll conseillers sont responsables si, en cas deldecision contraire å la loi fondamentale, ils: ncgligent de faire consigner au proces-verbal: leur opinion divergente, autrement dit leur: råserve. l En somme sil est vrai que, dans la pra-l, tique, un vote de defiance, formellements accuså de la part des chambres, puisse ren-: verser un ministre ou un cabinet, neanmoins : ce West pas une constquence rigoureuse, et 1 un souverain qui voudrait conserver ses con-)1 seillers malgrå la Didte le pourrait legalementc parlant. Or qvwest-il dit dans la dåclaration ci-Jr dessus? Que, sous ce rapport, rien nmestjr change å la constitution. Il nest pas be-lI soin de faire ressortir importance dune telle! declaration. Ce west pas quil ny ait unelt nombreuse opinion qui croit que la reformelr reprsentative doit necessairement amenerg au gouvernement parlementaire. Nous voyonst que jusqwå pråsent cette idte ne sest paslt fait jour dans les spheres gouvernementaäles.v Encore une fois rien nest change; il ny all qwune loi sur la representation de plus. d Quant aux circonstances speciales quiln avaient ament ia crise, les ministres en!mn question pouvaient dautant mieux rester åll leur poste quwil ny avait de la part de lal Diete, considrte dans son ensemble, rienlk jui ressemblåt å un vote de dåfiance; toutv ru plus quelques petites chicanes, comme Pall dit Je baron dUgglas. Toutefois on peutd lonner comme certain, croyons-nous, que lf leux des ministres dåmissionnaires se re-lF ireront definitivement å la fin de la session, !u se qui est une question de quelques jours,g mais rien ne sera changö non plus, ce seralle toujours le Ministöre auquel M. de Geerjb pråte Pautorite de son nom et de ses grands!k services. n Autre question, qui a bien aussi son im-r: portance. la Le paragraphe 72 de la premiere des lois k ondamentales porte entre autres dispositions:P La Diete seule a le droit dbmettre par å a banque du royaume des billets qui doivent)), tre reconnus comme monnaie du royaume. Cesly villets seront payås å vue et en argent. vi Une motion dune grande portee avait etå!U aite å la pråsente Diete. Elle avait pourd bjet de modifier ces dispositions, cest-å-dire !k le supprimer le cours force des billets de lara vanque et de substituer Fetalon dor å celuilr largent. Inutile de faire ressortir Futilite del er ;ette double mesure qui, entre autres avan-oc ages, permettrait dexiger des banques privees sn e remboursement de leurs billets en espåces ge onnantes, ce qui mest pas admissible tantge jue ceux de la banque du royaume leur sont de mposts comme monnaie. Aussi la premiere fo hambre avait-elle acceptå cette proposition gö ar 65 voix contre 33. Mais dans la secondelne hambre le parti des paysans a reussi å lare nire rejeter par 89 voix contre 76. Quandlvyu n considere combien la majorite est forte åloc . premigre chambre, et quavec quelques voix so e plus å la seconde la motion passait, ily alta out lien de croire que son succds nest qwada urne å la prochaine Ditte, retard insigniant si Ion songe que, comme question toupzel hant aux lois fondamentales, la solution,!en iCme en cas de succts immediat, ne pouvait lik ; produire qwen 1870. fer Une nouvelle diplomatique avant Marriver, de a veritable tvenement de la semaine, le court ) bu jour que vient de faire å Stockholm le docteur I del elaton. Mais est-ce bien une nouvelle pour tar us que la nomination comme ministre pleniatt stentiaire å Bruxelles du C:te Karnicki, dont jlyc successeur å Stockholm sera le comte oci inningen? M. Karnicki laissera ici. dit-on. att