Revue de la semaine. No 35. öeme annee. 186? Stockholm, 15 octobre. Nous ne voulions plus y revenir. Mais le moyen de Veviter, le moyen d vous parler dvutre chose que de ceite ef froyabie famine qui menace de ses ravage toute Ja partie septentrionale de notre pays Les venements de Ja semnine, ce son! ces teltgrammes desesperes, huletants, qui nous arrivent coup sur coup comme de: glas fundbres: Luleå 10 octobre: Voiciles vols å main armbe qui commencent. La somhbreuse population sans travail et affamec se gen prend eccore quaux proprigtes, mais on craint de plus graves exeds.? — ?Haparanda, 11 octobre: La farine manque dejå; plus dcoles, les enfants passent leur journe å recneillir des mousses.? Et ce terribie tlgramme dHaparanda: Lhiver sapproche. Le sol est couvert de neige å 8 milles dici. Les ehargements de grains annonca warrivent point. Pas dargent, du ble!? Et comment arriveront-ils ces grains si Ihiver les devance? Ces lamentables nouvelles sont Vunique preoccupation du moment. La charite est active sans doute et se multiplie, mais elie sent erueilement son iapuissance. On ne nourrit pas daumönes, siabondantes soientelles, toute une population et pendant toute une anne. Les malheureux ont beau nous crier: ?Pas dargent!? ee nest que cela que nous pouvons leur expådier, ou tout au molns les ochats de grains prennent un temps et offrent des diff.cults normes. Les navires ne suffisent pas pour les expedisions de cereales qui ee font en ce moment de la Russie. Ce paysluimöme a ses graves prå occupations, car le Nord de Ju Finlande est aussi ceruellement eprouve, et toutes les lettres qui viennent du Grand-Duche peignent la situation et Vetat des esprits sous les couleurs les pwus sombres. Et ponrtant dans cette affliction, il nous est donn dassister å un spectacle qui a quelque chose de consolant. Non-seulement les Norwegiens — et nous savions bien pouvoir y compter de la part du peuple fråre, — se sont empresets dorganiser des souscriptions; mais leur gåntieux exemple a t suivi par les Danois, et le Danska Dagbladet annonce que, dans plusieurs villes du Slesvig, des comits se sont formås dans ce but. . Le Dagstelegrafen fait entendre ces nobles paroles: Que dans ie malheur les nations du Nord doivent se considerer comme un seul peuple.? Encore si ces rudes preuves Etaient une egon et si Ion ena pouvait prÅåvenir le retour å tout jamais. Cest lå une tåche immense qui incombe å notze gouvernement, mais une tåche bien rude. Ii a affaire ec etiet å des populations toutes particulidres, dont la persvåraner, tonchante si Ion veut lans cett: lutte malheureuse contre Ja nature, pourrail daus ec cas prendre un autre n0:0. Eno effet malgre des desastres rejteres, ces infortungs sobstinent å exerecer ja grande culture dans des conditions elimatologiques impossibles. Leur espoir, tovjours deca, rensit sars cesse pour se voit trompe de mnouveau, tandis que la nature meme du sol les convie å Feldve des grands troupeanx, å Vexploitation des produits de la ferme, å celle des ri chesses forestigres (celles ci bien entendu sagement amenagåes et non gaspillevs comme usquie:) sans compter ces tisors miniers, a reserve da Ihumanite, et qui nattendent jue des capitaux, de Pintelligence et des ras. IH faut done absolument, dans ces rastes regions, non pas vainere la nafure, est une tåche folle, mais vainere homme, on ignorance, ses prejugås enracins et sa sistance opiniåtre, Teile est Iceuvre ardue Jug nous ne desesperons pas de voir ac-l omplir au gouvernement,