IP orateur prcdent de ses bonnes paroles Icependant un grand intret commun, celui MR va OO AR seulement quune telle reunion pouvait avoir lieu sans åre entoure dagents de la police et de la force armee. En effet le seul repråsentant de Vauiorit etait un honnö:e Länsman, ou commissaire de police rurale de Pendroit, qui au pied de la tribune coutait les discours avec une complaisance visible. Ce discours a tå suivi dun hymne danois. Puis le Norwgien Daae, membre de Puniversit, a prvposå un vivat pour le Nord. Il a fait remarquer combien Funion des trois peuples fråres est nåcessaire, non-seulement pour les protger au dehors, mais ponr favoriser leur dåveloppement å Vintårieur. Il faut que les populations apprennent å se connafire; cest parce quelles sont encore irop trangåres Iles unes aux autres que cette grande pense de VFunit du Nord, si simple et claire comme le jour, eut renconirer encore des adversaires. orateur, on le voit, !ormulait ici la pense måeme du meeting. Aprås ce discours un hymne suedois a servi dintermåde. Le deput Ola Jönsson de Kungshult (Sudois et paysan) a exposå la juste cause du Biesvig au Nord. Nous ne resumerons pas ce discours, qui nest nåcessairement que Pecho de ce qui gest dit dans toute la presse europenne et la reproduction darguments aussi elairs que le septigme comman-. dement. Ici la socit chorsle de Malmö a fait entendre le chant ?du danska brödralag?. Cest le redscteur en chef du Fedrelandet danois, M. Ploug, qui est monte ensuite å la tribune, accueiili par les acclamations les plus chaleureues. Apråsavoir remercie en faveur du Slesvig danois, il a expos cette pense que si les trois nations du Nord Ont certains intr 8 differents, elles ont de pouvoir exister; et cet intråt exige quelles sunissent copformment å ce grand principe moderne des nationalits qui a ruing å jamsis la tbeorie incomplåte et boiteuse des frontigres naturelles. Tout le diecours de M. Pioug, interrompu souvent par les ecclamations de lIassemblee, est le develop pement E!oquent, imag de cette pense. ll faudrait le reproduire en entier, et malheureusement la place nous manque. Lorateur a termin par un vivat pour la Suåde, la Suåde du, pas: avec ses souvenirs et sa gloire, la Sugde de Pavenir avec ses devoirs serieux et,sa haute responsabilite. M. Sohlman, redacteur en chef de ce journal, a pris ensuite la parole en faveur des femmes du Slesvig danois, ?Les peuples du Nord, a-t-il dit, noublieront jamais la fermet dåme et la constance quelles ont deployges dans ces temps difficiles. — Ils noublieront jamais comment, loin de leurs poux proserits, pour navoir pas voulu psåter un serment contre lequel se revoltaient leur eoeur et leur conscience, elles ont sul braver les pårstcutions et les outrages et pousser Iheroisme jusquå rendre gråee å Dieu que leurs chers exils neussent trahi ni leur foi, ni leur patrie. Cest une longue histoire de souffrances dans le pass quet celle du Slesvig danois, mais jamais Yoppression na et aussi dure, aussi vio ente, jameis elle ne gest tendus jusquaux femmes, jusquå Pentance innocente. A cette seule pens6e le coeur se rvolte. Mais bien souvent Ioppression na dautre effet que de råveiller cet esprit dindtpendance qui engendre la vraie libert, et il se pourrait bien que les perscutions exerces par les Allemands dans le Nord-Siesvig aient un tout autre rsultat que celui sur lequel ils compteient. En effet les habitants de cs contrees ont appris å appråcier combien la pstrie leur est chåre et sacr6e, et å compsarer la soi-disant tyrannie dauoize å la libert germanique. Cette exp6rience et les sentiments quwelle leur a Jlaisss au coeur pourraient bien rendre possible, une fois Iheuce de la deålivravce venue, d lever une digue au flot envahisseur du germanisme, un Danevirke moral quon nabandonnerait pas comme Pautre par une nuit dhiver. Et voilå pourquoi il est important que cet esprit soit celui des femmes du Slesvig, car ce sont elles quiinspireront aux gnerations futures Iamour dela patrie danoise et le sentiment de la solidarite des peuples du Nord.? Le pröire Feilberg, pasteur depuis 25 ans dune paroisse du Slesvig, a rpondu å ce discours en portant temoignage des sentiments patriotiques, cestådire vraiment danois, des habitants de ces contres, sentiments partagås par leurs nobles femmes. Aussi compte-t-il fermement sur les jeunes genrations. Impossible ici de donner autre ehose quune mention aux autres orateurs, le cherron Jörgensen de Sundeved (Slesvig), le candidat Luno, Noiwegien, le professeur Blomstrand de Gothembourg, le Docteur en philosophie Rosenberg, le Msitre menuisier Rorup, les Matiires dcole Carlsson, Persson, et Dybdahl, ete. Cependant nous devons appeler tout particuhårement Pattention sur une pronsition faite par M. Borg, redacteur de FÖresunds-Posten, d Helsingborg, que de semblables meetings aient liew chaque annge et tour ä tour dans chacun des trois pays, proposition qui a 6t acelamee par Passemblee entigre. Le jour touchait å sa fin et M. Sohlman, au nom de la direction du meeting, a clos la runion par un discours dont nous ne donnerons que la påroraison: ?Du plus profond de son oceur Je peuple ratifie ces paroles prononces il ya dix ans par un noble souverain sudois: La guerre entre les peuples du Nord est aujourdhui une impossibilitg.? Puisse ce premier meetiog opulaire du Nord porter de bons råsultats! Puisse-til assurer le succds de cette bonne vieille politique des paysans qui veut la; aix, harmonie et Iamour entre les peuples du Nord! Que Dieu daigne bånir les paroles prononces ici, les sympathies qui sy sont sr6es, les amitis qui sy sont faites. En idressant ici, 8u nom des Sugdois, un remerciement cordial aux Danois et aux Norwegiens qui vont gloigner, permettez-moi, A Pheure des adieux, de manifester I harmonie de nos sentinents par le eri de: Vive.le Nord unt! Alors le Comte Hamilton a dåclare la clöture de ce meeting, od Ion pourrait voir comme un espoir et un essai de parlement Scandinave. RR SA ho ht Pr vt 6 Be RR Kn 40 sr PD RR sd OA men 3