Aftonbladet – 6 augusti 1867, sida 3

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vd It Ad avora guest ce que c est que Stehag: 5) Si vous prenez une carte des chemins de ), fer de la Sucde, vous remarquerez la grande al ligne du midi qui part de Falköping, eft. Irleure le Wetter et de lå comme une aröte e7; mådiane descend perpendiculairement jusqud alLund. Å per de distance de cette seconde capitale universitaire est Stehag, simple et I modeste station qui navait jamais jusquici n Ifoit parler delle. Cest Iå gue setient en ce it moment un meeting populaire scandinave, convoqu sur Pinitiative individuelle de 52 personnages distisguås tant de Sutde que de Danemark, et sur lequel nous navons encore pour le moment dautres renseignements que les courtes phrases en style chinois ou negre que transmet le telegraphe. Sil faut Pen eroire ce meeting aura t rtuni 20,000 personnes. Le profeaseur Hamilton (Suedois) a port6 les sants des souveraings des royaumes BScandinaves; M. Daa (Norwegien) a parl su nom des mteråts communs du Nord; le deput Ola Jönsson (Sudois) a plaide la cause du Sleswig; M. Ploug (Danois) a bu å la Budde et M. Sohlman, redacteur en chef de ce journal, a porte un toast aux femmes du Slegwig. Puis la tribune a t declarbe libre å ious. Daprås un second tlgramme de Lund, aux noms des .Orateurs ei-dessus il fout ajonter, entre åutrea, ceux de M. M. Dybdabl de Trondhjem et , Rosenberg do Copenhague. Le meeting jcomptait deux mille Danois de Seeland, Fyen, Jutland et du Sleswig. Il a t resolu que de semblables reunions suraient lieu chaqu2 .Janne, A la semaine prochaine de plus amples details. Sil tait dejä bien tonoant, il y a deux ana, de voir une escadre partir de OCronstådt pour venic moviller cans le port de I Stockholm, et de rencontrer dans nos rues des bandes de marins russes, piut-etre Pest il plus encore de lire quwune escadre SugdoNorwegienne sest present6e dans un port finlandais et quwelle y est vue, åu nom de Padministration russe, eccueillie par n discours sugdois. I! ny a gudre dhommage plus froppant, si lon veut bien y reflechir, d ce noble sentiment de fraternite des peu i ples, qui latte si manifestement de nos jours contre Pinstinct brutal par lequel sel at entrafner ceux dont Ia guerre parstt Ctre non pas möme la supreme, mris la seule et unique raison. Et cest ce que le gouverneur de la provines de Nyland, M. Wallcen, a trås bien fait ressortir dås le debut du discours tenu par iui avx officiers de noire escadre, en substitusnt il est vrai å ce mot de fraternite, peut tre un peu trop råvolutionnaire lå-bas, le termse un peu plus vague dhumani:t. Prenant ersuite le taureau par les cornez, M. Walleen gest livr å des considerations de philosophie historique, qui souleveraient bien de notre part quelques modestes objections, si le plus simple sentiment des convenances re nous engageait å Jes laisser de cÖt, pour nous lisrer tout entier aux sentiments de vire gratitude que nous fait Eprouver Paccneilsympathiquefuit aux oflicir: et aux marins de notre flotte dens cette belle Finlande dont Runeberg a dit: UN FR IPA AMRMIE Rep Fer Lesprit des atieux vit encore.? Les conseillers municipaux de Stockholm, vritable corps repråsentatif communal dont les membres sont su nombre de 100, ont råsolu cette semaine de nommer un comite charge dtudier les modifications å apporter å la loi communegle, qui date de 1862. Cette simple mesure est dune haute importance, et voici pourquoi: Quon se reporte å notre loi sur la representation et Iona verra, 6, que les membres de notre premiöre chambre sont nommås par les Assembles provinciales et par les conseillers municipaux, pour les villes qui ne prennent point part aux dies Assemblees. Il en råsulte tout simplement que la loi communale se trouve servir de base, sinoa då tout notre syståme repråsentatif, du moins å Ja moiti de Vedifice. Or cette base est trös-defectueuse, attendu que les lecteura, au lieu de voter par tete, ont un nombre de voix proportionn A leur cote dimpöts, et ce qui aggrave singuligrement les choses cest que les banques, Iles socitis mjeaeaALBLSO O industrielles, 1:s fabriques sont admises å voter comme des personneg,.. lectorales, si Pon peut dire aicsi. Vous devinez ce qui se produit: de simples citoyens, dhonntes savants, des Jettrs arrivent piteusement avec leurs pauvres huit å dix voix, mais ils se trouvent en pråsenc2 dune puissante fabrique qui les aceable avec ses hnit cents å mille voix ou duse banque qui peut en avoir jusqwaå trois mille. Nos braves citoyens se lviesent prendre une fois, deux fois å ce jeu de dupe, puis ils sepercoivent que cest une chose ridicule et vaine que de vouloir s!opposer å ces inondations; pen å pen ils renouvcent A exercer des droits inutiles; bref VParistocratie dargent regne sans partage dans les communes et cest elle en detinitive qui fait les lections å la premidre chambre. Maintenant la Diete consintira-t-elle, si peu de temps oprås Pinauguration du nonveau systeme 3eprå sentatif, å en modifier les bases? Cest une autre affaire. Mais quand Vinjustice est si enorme et Vinstrument si mauveis, il euffit souvert pour arriver å-une Tforme, que la question en svit posbe, et cest ce qui vient davoir lieu. Stockbolm dåejå si fier et avec raison de ses coles populaires, aura då montrer aux eirangers un nouvel tablissement non moins admiroble quon vient dinaugurer cette semaiue. Cest un hospice denfants pauvres. Quoand nous disons nouveav, cest Pinstallation sevle qui est nouvelle, car Pasile lui-meme a te fond6 en 1753, per la loge centrale des Franes Macons, då propos de la naissanee de Sople Albertine, mais il tait situ å la ville, duns une maison sombre, triste, oå Von ne respirait pas; on vient dele tronsporter en pleine campagne, au bord dun lac, dans Ia delicieuse residence, de Christineberg, qui a servi dejs chåteau de plaisanse su duc de Dalbcarlie avent son marivge. La cherit6, gui an moyen-åge nteit q une sale et hargneuse megere, a maintenant des caresses, et des cequetteries maternel:es. Cest un des plus heureux signes des temps. NM. Behic rånatenr, qui a passå quelques jours en Sucde, vient de partir pour Chri stiania. Nous croyons pouvoir effirmer que tous les bruits qui ont couru, donpant av voyage de lancien ministre des Travauxpublies un caractere officiel, sont entidrement denuås de fondement. k e Y d a å 8 I r n u z

6 augusti 1867, sida 3

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