Revne de Ila semaine. lyvo 19. 5eme annee. 1867. Stockholm, 4 juin. Est-il bien nåcessaire de dåementir la nouvelle, mise en circulation par VInternational de T.ondres, que le Ministre de France å Stockholm aurait obtenu du roi Charles XV un trait dalliance entre la France et Ia Sucde, pour le cas ov les difficults avec la Prusse auraisnt abouti å la guerre? Ce bruit parait tout-å-feit dnu de fondement. Ce qui a pu y donner lieu cest quwen effet, il y a un mois environ, M. le Ministre de France, au lieu de profiter dun congå que eon gouvernement Jui avait accord, a ceru devvir prendre la råsolution de prolonger quelque peu son såjour, ce qui est bien naturel au moment ot la poliuque menagait damerver de si graves complications, et si naturel que tous les agents diplomatiques francais, qui jouissaient alors dun cong, ee sont empresses de retourner å leur poste. Quant å se håter ainsi de conclure un trait, il faudrait, — ce qui nest gudre probable, — que la Suede, en cette occurrence, se fåt departie de så politique traditionnelle, qui est dobsexver la plus striete neutralit, neutralit si bien daccord avec ses interets et qui nempåche aucunement les sympathies de la nation de se porter ov bon teur semble. Dans la question ac tuelle, nous avons explique assez nettement et å plusieurs reprises pour.quels motifs ces sympathies sursaient penche plutöt dun cöte que de Pautre, mais encore une fois celå na rien å voir avec Ja politique des cabinets. Pour en finir avec cet incident, M. Fournier est parti pour la France, avec sa famille, dans les derniers jours du moig, laissant iei comme chargå daffaires le s2eretaire de la lågation, M. Seydoux. Des departs, des arrivåes, tels sont, en ce moment, les grands vånements å signaler dans notre Revue, qui menace de devevir une simple liste de voysgeurs. Nous devons annovcer, tout dabord, Je retour du prince Oscar duc dOstrogothie, qui est rentr6 å Stockholm Jundi soir, Nous ne ferons pas le moins du monde acte de courtisan en disant que la nation entigre lui est reconnaissante de ce voyage å Paris: On lui sait un grå infini et de Vå-propos du voyage, et de Finteråt quil a su veiller pour les produits de notre industrie et de nos arts, meme de ses succds personnels qui onpt si bien servi Ja cause commune. Nous en dirions bien davantage, sans le danger quil y a pråcisment, quand on parle dun prince, de voir interpreter comme des flatteries les louanges les plus måritåes. A titre de nouvelle diplomatique nous devons une mention egalement å Varrive å Stockholm du gåneral Barlett, nommå recemment Ministre dåes I tats-unis dAmerigge en cette ville. ous avons annonc que le Ministre des finances, M. Lagercrantz, avait då prendre un cong par suite dune maladie grave. Bien quwil se trouve en voie de guårison, les soins qwexige encore sa santå Iont forc6 de se retirer du ministåöre. Cest M. Bredberg, ministre sans portefeuille, qui le remplace provisoirement. On pense que le roi attendra au mois de septembre pour nommer un titulaire dåfinitif å ce poste si important, comme aussi au ministöre de Ja guerre, la retraite du ministre actuel, M. Reuterskiöld, paraissant depuis longtemps decide. Le 29 mai nous tions en hiver; Dieu sait meme sil na pas neigå un brin. Le 30 au matin PFetå le plus splendide a fait son apparition. La fin de la journe sest maintenue assez bien, et le bon peup!e de Stockholm en a profit pour celebrer son Longchamps, ajourn6 depuis 1e 1:er du mois. Pendant la nuit a clat sur Stockholm un terrible orage et Vet sen est all, comme il 6tait venu. Voila ov nous en sommes au 4 juin. Statistique. — Dans le calme-plat politique od nous allons nous trouver pendant quelques mois, notre 10le de chroniqueur hebdomadaire sera seouvent sans doute aussi insignifiant quil Pest aujourdhui. Aussi la pensee nous est elle venue de mettre å profit Pespace que les evenements nous laisserort pour publier des renseignements statistiques sur notre pays, dontla veritable situation industrielle et commerciale est si peu connue des autres nations europtennes. Pour tou! dire ce travsil est tout fait et bien fait dans le rapport sur Pigriculture dont nous avons dejå entretenu nos lecteurs. Netre mårite, fort mince, se bornera done å y puiser å pleines mains. Nous commencons dåös aujourdhui. Le Rapport dåbute par la statistique de la population. I: constate avec joie que