Aftonbladet – 26 mars 1867, sida 3

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tions qui mont t adressbes dans la stanc de samedi dernier, je dois tout dabord ex primer ma reconnaissance, tant pour les ser timents patriotiques formuls si chaleureu sement sur la nåcessit pour la Suåde d Snge: srieusement, comme les autres pays då organisation de sa defense, que pourile renseignements fournis par lorateur sur c qui sest fait råcemment å cet gard dan dautres pays, renseignements qui gac cordeat en gånral avec ceux que nous on adresss les diverses missions. Je suis par ticuligrement reconnaissant å Ihonorable då putå davoir surtout portå son attention su les pays auxquels nous pouvons sans temå ritå nous comparer. Car nul videmmen ne saurait pretendre que nous ne puission faire, pour defendre notre autonomie et notr indpendance, daussi grands sacrifices qu le Danemark, la Hollsande, la Belgique, I Bavigre et la Suisse. On objectera peut etre que quelques-uns de ces pays sont plu: richement partagås que nous; mais il ne fau pas perdre de vue non plus que les alloca tions qui y ont 6t6 votes sont beaucouj plus considerables que celles que 5. M.: demandees å la pråsente Didte. Partou dans ces pays, måme dans ceux qui, pen dant les dernigres annes, avaient dejå fai de grands sacrifices å cet gard, on a re connu la nåcessit absolue de se procurei immådiatement et au prix defforts serieux un armement qui råponde aux exigences du temps. Aussi Ihonorable deputå a-t-il completement raison de dire, å mon avis, jwune conduite aussi gentrale et qui enraine å deussi grandes dpenses ne saurait stre une manie momentane, et quelle doit voir ses raisons dåre. En de pareilles virconstances cest å la Didte sugdoise de rechercher consciencieusement et avec soin i ces raisons ne sont pas tout aussi valables vour nous que pour les autres nations quon veut nous comparer. En vårit je wo hesite point å declarer que el est le cas. Non pas que qui que ce soit w0us ait tenu un langage menagant; au sontraire il est de mon devoir de reconnaftre jue la meilleure intelligence et les rapports es plus amicaux continuent de regner entre 0us et les puissances trangåres. Etcomme, our notre part, nous dåsirons sincerement e maintien de ces bonnes relations, je conidere que 5. M. est autoriste å exprimer ujourdhui, comme il y a deux mois, les spårances fondes que le pays pourra toninuer de jouir des bendictions de la paix. Jet espoir, que S. M. proclamait ouvertenent dans son discours å Ja Digte, se fonlait sur intention de ne pas prendre part wux differends qui dåjå alors setaient proluits sur certeins points de IEurope et dont uelques-uns se sont depuis sårieusement ggravås. Mais ce mttait et ce nest quune sprance et rien de plus. Aucun monarque, i puiesant quil fåt, na jamais pu donner ine affirmation å cet gard. La paix per;Ctuelle, — paz perpelua, — dit Leibnitz, Vexiste que dans PFasile des morts. Ce jui tait vrai au temps de ce grand homme est encore au nötre pour les Etats comme our les individus. Je puis bien dire, il st vrai, quil nexiste aucun sujet de desacord direct avec nimporte quelle puissancetrangåre, et que, fidgle å mon devoir, viterai avec soin tout ce qui pourrait y onduire. Mais Vexprience aes autres pays, t meme une expårience recente montre ssez quil ne dåpeid pas toujours dun tat, dans les complications qui peuvent urgir avec dautres pations, de fixer luinåme la situation qul pråfererait observer, t que eouvent la neutralit nest pas moins angereuse que Vinteryv:ntion directe. Dans us les cas il est vident que le mieux est etre pråt å toute ventualite et de se mettre ur un tel pied quon puisse surtout compter ur soi-meme. Quant å ce quavance Ihonorable deputå ar ce quwil nexiste plus pour ainsi dire de roit des gens en matigre de politique gåerale, je suis heureux de ne point partager ntigrement son opinion. Je ne crois pas uune exception, quelque deplorable et dåolante qwelle soit, svffise å infirmer la Cgle. Pour ma part je ne voudrais pas enoncer å cette conviction que nous pouons nous fer å la saintetå des traits, tant ue nous remplirons les obligations par nous ontractes et, — ce qui est une condition idispensable, — pourvu que nous nous pråarions å contribuer nous-måmes å notre fense. Ceci dit å un point de vue gånåral, uon me permette daborder de plus prås ps trois questions qui mont t posåes. Quant å la premigre, jai deja declar ue les espårances exprimees dans le dispurs du tröne sur le maintien de la paix e fondaient dun cöt sur ce que le gouernement, en ne se målant å aucune des uestions trangåres en litige, entendait ne as prendre part å la solution quelles reevront, et, dautre cöt, sur ce que la siiation geographique des Royaumes-unis tant donne et ce fait quils ontleurs fronCres naturelles, aucune puissance, å moins e fouler aux pieds ouvertement le droit es gens, ne pourrait nous evvahir, aussi ngtemps que nous nous tiendrons pacifiuement. Evidemment ces esperances sont neore anssi fondees aujourdhui que orsquelle; ont t exprimees. Maisis måiatement aprås ce paragraphe, cit par le aron Raab, le discours du tröne en conent un second qui offre avec le precedent ne intime connexion et dont voici la teeur: Des vånements, dont nous venons detre recemment des tmoins, ont toutefois renouvel les avertissements que nous fournissait dja Pexperience du pass et nous ont rappel que, pour le maintien de notre independance, nous devons, confiants dans la divine Providence, compter en premier lieu sur nous-måmes et sur nos propres moyens de defense.? . Or si Fon rapproche ces deux phrases e la demande dune allocation pour Iarmevent, il en rsulte videmment que S. M.,

26 mars 1867, sida 3

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