Aftonbladet – 11 december 1866, sida 2

Article Image
Revnae de la semaine. No 49. 42me annee. 1866. Stockholm, 11 decembre. Au moment od tout tend å faire pråvoir que le pouvoir temporel de la papautå touche å sa fin, il nest pas sans interöt de constater avec quelle placide indifference est envisag6, dans un pays eminemment lutherien et quon a parfois voulu repråsenter comme le dernier asile de Fintolbrance, un venement qui, il y a trois sigcles, aurait då un tel point passionn les populations: Aujourdhui la perspective de eette ruine ouguste nmeut plus personne, exceptå peut-ötre quelque sectaire ignor dans sa petite Eglise, et meme, — le dirons-nous? — on va jusqu då pretendre que la plupart de nos prålats, poussant PFesprit conservateur å ses dernidres consequences, ne seraient pas sans regretter beaucoup, eux Luthåriens, cet croulement du pouvoir temporel eatholique — romain, Cötar dun — bon exemple, mais un exemple qui ne tente pas beaucoup les peuples de nos jours, å commencer par nous qui avons eu aussi une espåee de chute du pouvoir temporel lors de la reforme repråsentative. Ce ne sont pas du reste 1es venements extrieurs qui peuvent, en ce moment, detourner mnotre attention des phases de la politique trangåre. La seule nouvelle offieielle que nous ayons å mentionner est la publication, pour entrer en vigueur au 1:er janvier, du nouveau tarif des douanes tel quwil a 6t arröti par la Diete, sauf comme nous Pavions anvonc, la nonratifieation des droite dimportation quwune faible mejorite avait russi å faire voier sur divers objets de premicre nåcessitt, lesquels resteront exempts. Les prohibitionnistes ouvrent le feu contre le nouveau ministre des finances. Si la vie politique est öteinte pendant ce mois od Vexistence nest quune ronde de trente et un jours autour de Parbre de Noöl, avec quelle activit ne reprendra:-t-elle pas å la mi-janvier! Ou nous nous trompons fort, ou cette entre en fonetions de la nouvelle Diåte, ces debuts dun tat social inaugur par une revolution pacifique sans exemple, coustituent un spectacle grandiose fait pour produire sensation å Fetranger. En attendant tout se pråpare pour cette solennit6. On procdde aux reglections motive6s par telle ou telle cause, et Pon y mer une singulidre animation; dautre part on termine les derniers amenagements du palais destin6 aux deux chambres, sil est permis de donnsr ce nom å un båtiment de mine aussi bourgeoise. Mais si profond que soit le calme qui nous entoure, nous sommes pourtant loges å la måme enseigne que vous, que IEurope entigre. La grande question, la seeule question pour ainsi dire est celle des armements. Lagriculture souffre, les affaires financieres sont lourdes, le commerce ne va que dune aile, il nimporte! Des fusils! des fusils et toujours des fusils! Nous avons done notre commission de Farmement qui fonetionne activement, du moins on a lieu de le eroire. Ces jours-ci M:r Staaff, attach militaire de Sudde å Paris et qui avait t charg d6tudier å Ptranger Jes nouveaux perfectionnements apports aux armes feu, vient de nous revenir avec tout un chargment dengins plus ou moins expditifs. ous savez dejå quil existe deux fusils å aiguilles sudois; ceest le fusil Hagström qui paratt lIemporter, du moins le ministre de la guerre a decid qvil figurerait å Iexposition de Paris. On croit ntanmoins que ce uest pas ce fusil que le comwission adoptera, mais que son choix se portera sur un fusil å rpåtition, qui serait un veritable foudre portatif. Ajoutons quun bråvet.de 10 ans a tå pris ici pour le fusil Chassepot. , Puisque nous parlons questions militaires, disons que le prince Oscar, duc dOstrogothie, est entre dimanche dans ses fonetions dinspecteur des Ecoles militaires. On peut attehdre de sa haute initiative une bonne et vigoureuse impulsion dans le sens pralique, et cest ce quil faut aujourdhui.

11 december 1866, sida 2

Thumbnail