Aftonbladet – 6 november 1866, sida 3

Article Image
nl Lorateur Ia dit cans un passage de so I discours: nl PQuand on sinteresse å une quostion, i faut savoiv pråciser sa pense et donner i 1ses dsirs une forme pratique. Mais il es 1, Jelair qu avec un programme ainsi arrötå it non seulement dans ses lignes generale hl mais encore dans ses dötails, on sexpose : rincontrer beaucoup plus dopposition et de: ir) obstacles bien plus sårieux que Jorsquor rse tient dens le domaine des vagues aspira il I tions.? i Aprås avoir expost que les Etats scandi naves, — une fois que le juste moi cause par la guerre danoise se fut un peu calmå, — avaient 6t des premiers å reconnaftre Pimportanee, la profonde signification du mouvement vera Punite qui gest produit dans FAllemagne du Nord et mem2 å Pap. ? proaver par un rare effort dimpartialit, I Porateur, — pour en venir tout dabord au el point le plus important de son discours — fait ressortir que ce mouvement constitue -Juae combinaison nouvelle en fait de fedet ralisme, cest å dire une confedåration detats, -Javec une monarchie au sommet, transition tlet acheminement A un veritable at fådeI lratif. tl) Dans exemple que nous avons sous les tlyeux, ajoute-t-il, nous voyons quil est posIsible då des peuples de måme race, meme Jen conservant les formes monarchiques, dorj ganiser un pouvoir central gråes anuquel ils tlapparaissent et fonetionnent vis-å-vis de Iletranger comme une parfaite unit, sans I que cela porte atteirte le moins du monde då Pautorit et å la libert daction des gouvernements å Vintårieur, Il est bien nature! quwun pareil exemple ramåne la pensee de Forateur å Ja question scandinnave, dont ce precddent semble offrir une solution trös-pratique. Si Ion admet, dit-il, comme Va fait cette assemblåe, quune conidtration entre les trois royaumes du Nord, avec maintien complet de leur autonomie et de leurs dynasties, eet dans les conditions du possible, on en vient å se demander si le mode dunion realis par PAllemagne na rien då nous apprendre.? Entierement isol6 aujourdhui, le Dane mark est le plus faibte des tets de rEuröpe et sous le rapport matgriel et pir ler j pErils dont il est entoure. Menact daus un avenir prochain peut-ötre et par la Russie et par FAllemagar, sil en appel!le åla pro: tection de la premiöre, Cest Je vasselage; sil se jette dans les brås de lå secondey Cest Vabsorption. Restereit un troisitme terme et est-ce trop prtsumer.de son patriotisme que de ersiresquwayant å choisir enire june confederatio: germanidue et ung confedöration scändinave, la nation danoise voterait å une grande isajorit6 pour cette dernidre, et par ute des sympathies nationåles et parce quelle y trouverait de plus sflres garanties pour le maintien de ses libert6s et de son autonomie ? Meis comment arriver å former un pouvoir central federal tel que les trois penuples soient maintecus sur un pied de parfaite galit. Cest-1å la gronde-difficutte. Lorateur ne ee le dissimule pas. Il meten avent plusieurs solutions et sarröte å celle quilui paraft la plus pratique et que voici: Le roi des deux royaumes deja unis aurait la direction des affaires irengöres et de: celles relatives d la dåfense, toutefois avec le devoir de consulter un Conseil federal, fonetionnant å ses cdi3, et composå de membres nommås par les trois royaumes. Eu outre les Ministres jedgrauz aux dåpartements de la guerre et des alfaires Gtrangöres seraient responsables devant le parlement fådåral. Ce -parlement se reunirait å Gothembourg et consisterait en deux chambres, La chambre basse se composerait de repråsentants nommeås selon les lois iectorales enl: vigueur dans les trois royaumes, et en proportion de la population, par exemple un deput par 30,000 hab. soit pour la population de la Scandivavie (7,500,000 åmes) 250 deputs. La chambre haute serait formåe dnn nombre gal de repråsentants de chaque pays, Elus par les representations nationales respectives, par exemple 30 pour chaque royaume, soit en tout 90.7 Tel est, dans ses traits gåreravx, ce projet qui tout au moins appelle un examen attentif et une discussion srieuse. Nous sommes arrivås å une poque ajoute Porateur od tout penseur politique, tout homme qui croit qaon peut songer å Pavenir sans se rendre coupable de erime de l8se-majest6 envers ce roi faingant quon nomme le materie lisme, doit bien savoir ce quil veut, comme aussi ce quil a å espårer ou å ersindre.? Et il termine par ces paroles: Si la nationalit scandinave arrive å former un tout, si VAllemagne, comme YTtalie, sunifie par la libertt, si NAvgleterre accomplit så reforme parlementaire, si VEspagne parvient å sunir au Portugal, alorale temps ne serait pas loigne ov le federalisme, ce rand principe politique de Vavenir, atrivera faire de IEurope galement un tout harmonieux. Ce serait une våritable Saintealliance des peuples que cette confederation europtenne dont Vide-måre serait darriver då ce quentre nations le droit soit le droit et la-morale ce qwelle doit tre, — la base.? Nota. — La Revue de Ia semalne, redigöe en frangais parait ordinairement tous les mardis. Pour les abornemente au joumal FAftopblad le mieux est dexpdier les demandes au bureau de -poste Sudois AHarnbourg. Les annonces pour VAftonblad sont reques å Paris, chez M. Vicherat påre et Comp., passage Sanlnier, N:o 10. Föreningen för frivillig vård af sårade annah silnta I STI: nr RR An Ner re

6 november 1866, sida 3

Thumbnail