ö-Jen mouvement par une locomobile placte m I Pextrieur du båtiment. De ce cötå, le vi tsiteur est done tout dabord accueilli på nI cette activit febrile, assourdissante et vain 5 des machines qui, dans une exposition, ref n semblent aux måchoires dun geant oblig de måcher å vide. tt) La premidre question quon doit se fair rl est celle-ci! Quelle est la signification d 2 Pexposition scesndinave par ropport å cett 2grand industrie måcanique, qui a quelqu t peu changå la face du monde depuis l fI temps ou, selon le bon Homere, il fallai ;. douze femmes pour moudre le grain nåces I saire å Ja maison de Pnelope? Se borne-t-elle å reproduire purement e d I simplement ce qui est entrå dans le domaine n publie, ou bien deploie-telle un esprit tou . I particulier dinitiative et dinvention? La , vrit est entre ces deux extråmes. Il y a. -— et il fallait 8y attendre, — de noms I breuses rminiscences et bearcoup de ma. l I chines auxquelles on peut Öter son chapeau, a a comme fai-ait Voltaire aux vers quon lui lisait et qui navaient rien de neuf. Mais lå encore se trouve la plupart du temps le mårite de la fabrication et du perfectionnement. En outre Pexposition pråsente aussi des inventions nouvelles, plus ou moins ingnieuses et, somme toute, sous ce rapport il aussi elle a sa valeur trås-rtelle aux yeux -Jdes hommes speciaux. En premiere ligne il nous faut citer la machine de monitor de la force de 150 chevaux, provenant des ateliers de Motala, et aussi qnelques petites machines a xiliaires, construites sur les plans du capitaine Erics)son, machines simples, puissantes et qui I comme tout ce: qui touche aux monitors ont quelque chose du mastodonte ou du mågaItherium. Avez-vous jamais vu un fabricant amoureux dune machine? Ce spectacle nous a Jet donn. Il y avait dans les premiers jours, sur le dit mastodonte de 150 chevaux, une petite machine å vapeur å cylindre mobile de la force de 134 cheval-vapeur. Il est vrai que ctait une miniature, aussi notre fabricant ne se lassait-il pas de Padmirer: ?Nest ce pas que cest un vrai bijou nous disait-il, si mignonne, si fine, si nevve en meme temps. Voyez, on Ja porterait sur une brouette?, ajoutait-il avec attendrissement. Elle tait si facile å enlever en effet quelle a disparu, mais le dit fabricant, bien afflig comme vous pouvez le comprendre, novs assure que cest pour un bon motif et qwelle va revenir sous quelques jours. En verit, au seul point de vue artistique ou pourrait fort bien admirer la machine å vapeur å double cylindre sortant des ateliers de Bergsund, tant elle est finement et nettement execute, simp.e et gracieuse de forme. Aussi Iadministration des chemins de fer sest-elle empresse de Iacheter. Le Danemark sest piqu dhonneur. On tait tent de lui reprocher de ne cultiver que PFindustrie de luxe et davoir les mains rop dålicates pour la fabrication des appareils gåants de lindustrie, — et les journaux danois eux-måmes ne spargnaient pas å cet gard. Or voici une belle reponse. La Maison Burmeister et Waia de Copenhague a envoy aprås coup, — comme les grands acteurs qui ne veulent pas paraitre au lever du rideau, — une des meilleures machines de Fexposition. Cest une grande machine de bateau å vapeur, de la force de 60 chevaux, remarquable surtout en ce quelle use trås peu de charbon et joint, å cette sobrit, la modestie de prendre le moins de place possible. Parmi les locomobiles, il en est trois surtout qui se sont fait remarquer par leur heureuse construction et leur rendement avantageux: cest celle de Bolinder de 8 chevaux de force environ, avec appareil fumivore; celle de Nyqvist et Holm de Trollhättan de 10 chevaux-vapeur et dejå mentionne plus haut, comme le deus ex machina de toute lexposition, cest å dire imprimant le mouvement å toute cette turbulente population des machines, et enfin une autre locomobile de Munktell (Eskilstuna). Deux marteaux-pilons, qui font un tapage insens, attirent lattention et ont quelque chose de neuf et dingenieux. Celui de Lundvall et Runer (Gefle) est må par Pair comprim et celui de Carlsborg Storvik est Etabli dans de telles conditions de bon warche quil a de simples ressorts de bois. Nous navons encore rien dit des turbines, des machines å percer, å raboter, des tours etc. Mais nous devons remettre å un autre jour la suite de ce compte-rendu peutetre un peu bien technique pour le lecteur, qui trouve sans deute ce sujet quelque peu aride... Nous faisons cas du beau, nous måprisons Vutile.? Nota. — La Revue de Ia semalne, redigee en frangais parait ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal PAftonblad le mieux est dexpdier les demandes au bureau de poste Suådois dHambourg. Les annonces pour ll Aftonblad sont recues å