An Ann pp P7 TELEM MUN AM PYPUIGNDIVE Myt ;Ide 10,000 hubitants et audessus il est ln ilun membre de la Didte par nombre rond ;1de 10,000 nabitants, Pour les autres villes qui ont leur propre juridiction, il pourra Jötre cret, la premidre fois par le roi, et ensuite tous les 10 ans par la chambre, des circonscriptions lectorales differentes, autant que possible par provinces. Chacune de ces cireonscriptions devra eontenir une population dau-moins 6000 åmes et de 12000, au plus.? En vertu de la dite disposition le gouvernement vient de fixer ces circonscriptions Tlectorales, en prenant pour base le dernier recensement. Cest le seul signe qui constate que la vie I politique mest quassoupie et quwelle doit se råveiller au mois de septembre å Foccasion des lections å la nouvelle Dicte, laquelle-se reunira comme on le sait le 15 janvier prochain. Autrement nous sommes en pleine villegiature; le roi est å Beckaskog, chåteau en Scanie qui a ( jadis un celoftre de Bernardins; les autres membres de Ia famille royale sont dispersgs ch et lå. A Stockholm, Iexposition de Findustrie, ceile des Beaux-arts, celle des costumes nationaux et une foule dautres petites -expositions, pousstes comme des rejetons autour du palais de Findustrie, continuent dattirer un grand nombre de Norwågiens, de Danois et de Finlandais, mais pas beaucoup dautres trangers jusquå pråsenat, gråce au malheureux 6tat de VAllemagne. Cependant nous avons eu la mission chinoise, et cest un tveinement si Pon en juge par la curiosit excessive dont elle a te Pobjet de la part de la population. Pin-tajen a då noter dans soa rapport (quil serait bien curieux de lire) quen Europe les sbires ntloignent pas la foule å coups de fouet de chasse comme cest usage å Pekin. Ce mandarin ä bouton bleu a tå recu par le roi å Ulriksdal, par la reine-måre å Drottningholm, et å ce propos un detail assez curieux. Naturellement son exc. chinoise a visite le pavillon et Je petit muste chinois qui se trouvent dans le pare. Or ce pavillon est, arafitil, la reproduciion eXaete dun sutre petit edifice qui nynit ! construit dana le Jardin PeEt, sar un model: envoy de France comme un cessai darchitecture mixte entre le style chinois et le style Pompaour, lequel men est dailleurs, comme on le sait, qu une varletå, trensmi-e et trensformåe par les Hollandais. Ainsi, chose bien singuligre, ce pavillon de Drottninghvlm, cleve par Adolphe-Frederie, est le seul souvenir qui reste aujourdhui de ce merveilicux jardin dte detruit par les Anglais, Expositior de Plndustrie. Nous avons promis de revenir sur les principaux articles de Pexposition. Aujourdhui nous nous oc cuperons surtout de ceux on Vart vient en aide å Pindnstris, et tout aabord de Ia fontaine de Molina qui est une pure (Wuvre dart. Toutes les bonnes fortunes qui concourent å ia cröation dun chef doeuvie, — car le talent ny suffit pas, il y faut le bonheur — se sont rencoutrces en cette circOastance. Une idte heureuse, jaillie du sol pour ainsi dire NS rencontre du Necken et dAegir le Dien de la mer), une mythologie nationale et neuve en quelque sorte, artistiquement parlant, une conception du sujet des plus pottiques, une execution Clegaule et five, toutse runit pour faire de cette fon tr ine une de ces oceuvres qui frappent Pimagi-! nation et qui ont ceue råponsu vivtorieuse d toutes les criugues tt chicanes de denil, — le charme. Uette fontaine se compose dun socle divis en six niches en formt de cooques, offrant six sujiets 4 Ia fois distincts et relits par ne penste gånerale. Dans une de eg niches est Aegir, represevtå par un viellard assis sur une coquille, dune main empechant sa barbe de flouer au vent, de Pautre tenant un scepire compos6 dune dent de narval, Dans Ja niche opposte est le Necken sous forme dun bel adolescent, tenant une harpe od s8 main vient de pro duire des vibrations målodiques quil coute avec une intensit de sentiment trös-bien rendue. Figurez-nous msintensnt 128 pottiques Naiades du Nord, les neul lilles dAegir, touies avec leur eoraciere different, celle-ci representant ls fureuts de Ia tempåte, celleId Pagimatfon des vagues, une autre eclat de la voute azurte, une sutre la pourpre du ciel, et Ran Ja femme dAegir la perfide et la voile, toutes ces belles jeunes filles se s ulevant sur les flots, teartant Jes herbes msrines pour Ccouter ce beau jeuze homme, se parant de couronhes, se mirant dans Ponde, ecehevelabt ieurs boucles humides ou se jouant avec Icume, et vous aurez sous !es yeux les groupes les plus varigs, les plus gracieux quun sculpterr ait jamais eu å caresser de son teeau. Au dessus de ce entle se tord un pnrissant enroulement spirivalve qui suppurte une large cor.que dov reau tombe comme un voile diamante, suffisant pour donnei 4 ces figures leur caracidee de diviskt. merines, vor Udune fontaine sculpturale et non dune Cuvre darchitecture hydraulique. — Une sousscription nationale est ouverte pour donner d cette beile muvre Pimmortalite du bronge. Autour de cette merveilleuse fontaine se groupent, on le sait, I orfövrerie, la joaillerie, la bijouterie. Nons avons dejå reconnu Ia supåriorite des Danois sous ce rapport; donnons aujourdhui quelques dåtails et quelques noms. Lwuvre hors ligne, ce nous semble, est une corne repråsentant un donjon dun chåteau gothique et fantastique, å Pussant duquel monte par une pente verligineuee un chevalier errant, follement heroique, et qui pour le moment å affaire å un monstrueux dragon, — le tout en argent, rehauss dors de diverses couleurs et vraiment admirable comme composition et comme ciselute. — Cetie corne est de M:r Christesen qui a aussi expos une jolie coupe sup: porte par un groupe de deux amants dos å dos, la tete renverste et se donnant un baiser. La maison Michelsen, qui a une fort belle soupicre surmonte dun groupe excellent: un ours relanct par des chiens.