Aftonbladet – 1 maj 1866, sida 3

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vill IVUNUDUVUTES HUN Revne de la semaine. No 17. 4öma annte, 1866. Stockholm, 1 mai. j Si Pon se rappelle que Louis Philippe na pas oså conelure le trait avec VAvgleterre let sSexposer au courroux des houts barons I de lindustrie, on peut feliciter le gouverneI ment de Ja victoire quil a remportåe, en dåI finitive, dans la lutte violente engagee entre le libre change et le protectionnisme. Ce west pas une victoire brillante tant sen faut; elle a tå di-putee pied å pied; les partisans de la prohibition avaient conI voque le ban et Parrigre.ban de leurs fiddles Isoldats, et cependant ils ont suecombå dans presque tous les engagements, quelquefois, il est vrai, faute de deux ou trois voix. Daftnire dcisive etait la strophe finale, Jin cauda venenum, du rapport du comite des contributions qui, pretendant sappuyer sur les 6 57, 60 et 61 de la Forme du gouvernement (une des 4 lois fondamentales dont Pensemble compose notre constitution) voulait contester au gouvernement tout droit dexamen sur les tarifications votåes par les Etats, et le råduire ainsi au simple röle i demployt de la dovane, charge dappliquer la loi sans la contröler. Il est vrai que la constitution refuse au gouvernement le pouvoir dexhausser les droits de douane. Eile ne dit rien quant au pouvoir de les abaisser. Est-ce un simple oubli? Cest ce que pretendent les protectionnistes qui sjoutent: singuligre morale que de pråtendre permis tout ce qui nest pas defendu. Mais un tel oubli nest pas admissible. Et dailleurg que dit la pratique? Depuis cinqvante ans que la constitution est appliqu6e, le gouvernement a us maintes fois de ce pouvoir dabaisser les droits du tarif, et toujours avec lassentiment de la Digte. Lui contester ce pouvoir, aprås une si longue possession, tait done un procede quelque peu råvolutionnaire quon nedt pas attendu du parti conservateur, sil ny avait pas tant dexemples pour prouver que les passions agissent vis-å-vis de la raison comme des passagers furieux, sur un navire, qui comimencersient par jeter le capitaine par dessus bord. Cette femeuse strophe finale etait donc devenue une grosse sffaire et il est å croire que bien des rancunes politiques, ov le tsarif menire pas le moins du monde, apportaient au gros du parti de puissants auxiliaires. Voici le denouement de la Jutte. — La noblesse et la bourgeoisie ont rejetå la dite conclusion. — Les pråtres et les paysans VFont approuvee. Daprås le måcanisme de notre constitution, la question est abandonne ou tombee suivant expression de notre langue parlementäire. : Cest done une viectoire pour le gouvernement, la plus modeste des victoires cest vident, mais enfin qui ne justifie pas du tout les te deum chants dans le camp des protectionnistes, vieille malice qui ne trompe pas måme les metteurs sous bande du journal. Une question brålante, celle de la conseription, ou plutöt du tirage au sortintrodnit dans notre syståme de beväring, va soulever bientöt probablement de violents orages å la Didte; nous avons dejå, dans cette re. vue, fait connaitre en quoi consiste la rforme proposte et quelles sont les objections quonr lui oppose; nous y reviendrons quand le dbat sera engage. DT Indpendance Belge a annonc sommairement que le Storihing norwegien a maintenu dans la constitution la mention du titre de gouverneur ou ståthållare. Cest uve råsolution fort remarquable, non par elle-meme, car il importe assez peu, quil y ait possibilite, deprås la eonstitution de nommer un gouverneur fonetions qui mexistent pas aujourdhui; mais par Fesprit ds moderation et dunion que cette råsolution seemble indiquer chez les membres du Storthing. En effet Fopinion publique, contraire depnis longtems au maintien de cette dignite, na probablement pas change subitement du tout au tout; mais dans le parti-pris dattendre Yinitiative du roi å cet gard il y a une dålicatesse de proced6 envers la Suåde que nous appråcions fort bien. — LIndependance a omis dajouter que le Storthing a votå la eråation, å Christiania, dune chaire de littrature du Nord, projet qui avait fait dabord jeter de si beaux cris d ceux qui voient partout le fantöme menagant du Scandinavisme. Du reste, disette absolue de nouvelles, å part celle qui nous arrive de Finauguration, dun embranchement de ehemin de fer entre Ystad et Eslöf, — ligne denviron -quinze lieus frangaises detendue. LR Nous avons-vous dit que la commission reanie pour juger le coneours au sujet de i

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