Ces jours-ci, notamment, plusieurs de ces correspondances pråsentaient Itat des choses å Stockholm sous le jour le plus sombre et semblaient faire prsager, å propos du projet de repråsentation, sinon une råvolution possible, tout au moins des mouvements populaires extremement srieux. Cette appråciation nous paratt on ne peut plus fausse. Le parti liberal, loyalement appuy par le gouvernement, est trop fort et repose sur une base trop large, pour ne pas avoir le calme de la force, la patience de la certitude. Quelle que soit la source des bruits fåcheux auxquels pous faisons allusion, nous eroyons pouvoir affirmer quils viennent dun parti systmatiquement hostile au projet de reforme, svit que les nouvellistes en question .considårent le dit projet comme ntant pas assez conservateur, soit au contraire quils le regardent comme trop modere. Cest en politique surtout que le proverbe les extråmes se touchent?. a son application. Aussi toutes les mesures prises par le gouvernement pour assurer la li ert des deliI berations et Fordre dans la rue, telles que I Peloignement dun pråfet de police impopulaire, au måme titre et par les memes raisons que jadis Lobau en France, ou les mouvements: de troupes concentråes aux environs de la capitale, ces mesures, disons Pous, sont-elles vues favorablement par le rand parti liberal. Que pråtend-il en effet? riompher par les seuls moyens legaux, par la force de la raison, par la toute puissance du patriotisme. Il entend laisser pleine Tlibertå et såcurit entigre å ses adversaires. Il comprend måme leurs håsitations et leurs Iserupules. Il admet parfaitement que, devant la force des prejuges, des interets personnels, il peut Echouer cette fois encore; mais il sait aussi quen pråsence de la pression legale et irråsistible de Fopinion, ce I nest quune simple question de temps, IPpresque de jours. Pourquoi irait-il compromettre une cause invincible, par une impatience denfant, qui ferait seulement Iaf. faire de ses adversaires? Lui attribuer de tels projets, cest bien peu connaitre la nature calme, reflchie, noblement enttee de Ihomme du Nord, cest å dire de la nature la mieux faite pour conquerir et maintenir la libert6. Demandez vous quels sont ceux qwun peu de dåsordre dans la rue pourrait servir et vcus aurez bien vite dcouvert la source de ces bruits alarmants rpandus dans la presse trangåre et dont on attend surtout un effet de reaction dans le pays. A Dieu ne plaise que nous accusions toute une opinion de ce machiavelisme. Chaque parti a ses fanatiques, ses enfants perdus et compromettants. La verit est que, si la victoire est assure dans un temps plus ou moins rapprochå, rien ne nous porte encore å dsesperer de Fobtenir dås cette Diete. Dans Pordre meme de la noalesse il existe un parti qui veut la rforme, parti qui, au dernier moment, peut prendre un ascendant decisif. Ces jours-ci cettefraction de Iordre fquestre gest reunie en assemblee partieuliere et a lu un comite directeur compos du comte Alb. Ehrensvärd, comme pråsident, du baron Alströmer, de M. M. Mannerskantz, Ehrenheim et Nordenfalk, comme membres. Cest vers les premiers jours du mvis prochain, eroit-on, que commencera la discussion du projet de reforme. On sait que, par une disposition particuligre å mnotre constitution, le projet du gouvernement ne peut etre quwapprouvå ou rejet, et quil ne saurait etre amend. Il en rsulte que leg votes ultra-conservateurs par lesquels, comme nous Pavons dit, lordre de la noblesse a compos les comits de la constitution ett des finances nont pas, quant å la grande question de la rforme, de signification absolue;, pnisque ces comits mont rien å y voir, — sinon en cas de rejet. Il nen est pas de måme quant å une autre question presque aussi importante, velle du libre change et des traits de commerce et de navigation conclus avec la France. Cette question est double. Op peut la con sidrer au point de vue des interets et au point de vue des principes. Cest sous: ce demier rapport surtout quvelle vient de soulever une discussion assez vive dans le storthing norwegien. La Norwege na pas å se plaindre du trait, tant sen faut. Mais les pays libres ont la fibre chatouilleuse. Le gouvernement, sil a le droit de conelure des traits de commerce, a-t.il celui de leg faire mettre å extcution avant Papprobation des pouvoirs legislatifs? Voila le point en litige. Un comit spåeial nomm6 å Christiania pour examiner cette question delicate vient de clore ses travaux, et sur 15: membres, å la seance de cloture, 7 se sont prononcs pour Papprobation pure et simple des traits avec la France, 4 pour Vapprobation avec remontrance au gouvernement ponr que le fait ne se reproduisit pas, A 2ufin pour une approbation limitee å la dur6e. lu storthing, ce qui serait une manigre de rejet. Les journaux norwågiens ne eroient pas cependant que la majorit du storthing ssume la responsabilit de ce rejet. ? En Suede, ov le parti protectionmiste est rås actif et trås-entreprenant, les Que stions Vinteret personnel joueront un pv, grand Öle et passionneront beaucoup plus 1e dåat. Mais nous persistons å :cpojre que le esultat sera le måme, cost a dire une aceptation, marchandee pov:; la forme. Cette semaine, Puillenrs, les divers ordres e la Digte se sont occups des rapports de gtitions. Parraj les plus remarquables nous iterons celleg qui demandent: — le transert då Stockholm de Punviversit dUpsal, 1esvre que nous croyons dåsirable sous bien es rapports; Iadoption de mesures pour la pression du vagabondage et de la mendine; Paffranchissement, pour les volontaires, es exercices de beväring de seconde anne. Ils sont deja exempts des exercices de pres Nidre anne.) Les petiions, assez nombreuset lans la noblesse et dans le clergå, le sonort peu dans la bourgeoisie qui semble dås. ors compter sur une session tort courteordre des paysans a trait la question d 1 Crise finanrisre Ani nÅsa omm ÅL