Aftonbladet – 31 oktober 1865, sida 3

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jet, avec cette difference que les membres de la noblesse nont pas t lus par la nation, mais que, par suite de cette circonstance quils sont les atnås ou les seuls repråseniants de leurs familles respectives, ils ont herit6 du droit pråcieux dere les legislateurs du peuple Sutdois, ou se le sont fogar då un prix plus ou moins tlev. (I faut savroir en effet que les cartes delecteurs å la elbambre noble se vendent ouvertement et ssennoncent måme dans les journaux.) Icordre des bourgeois offre Jgalement une canrte dechantillons assortis de tous les måtiergs. Il sy trouve des nobles et, parmi les memnbres rotnuriers, des secrtaires de departemaent, des juges territoriaux, des bourgmestres, des maitres dcole 1mentaire, des mililitaires, des mådecins, des hommes de lettress et mtme des cultivateurs, car les industrields et 1e3 proprittaires de mines le sont bienn då demi.? Lauteur de cet article ajoute quee Tordre des paysans luimåeme nest pas sans målange et que seul Pordre du elergå est å peu prås pur de tout alliage, bien qwill sy soit gliss aussi quelques tlsments trarangers. Situation sioguhligre, avons-nous dit; en effet il faut avoueier que la Sugde pråsente en ce moment un ddouble spectaele dont on chercherait vainemnent un exemple dans Ihistoire moderne dess autres nations: celui dun gonvernement libberal et pr gressif qui offre son pays les rtefformes etles amåliorations nåcessaires pour llui assurer un des premiers rangs dans le moonde civilis, et celui dun peuple qui semblee marchander son assentiment. Mais peupde est mal dit: remplacez ce mot par celmi de privilegits tout puissants enfermås daws leurs monopoles, comme les seigneurs dw moyen åge dans leurs chåteaux forts, ett vous verrez que la situätion a pu deja se pråsenter. Seulement I faut remonter loin pour tronuver des analogies. Quöant au vrai peuple, quant Ala majoritå de Ia nation, son adhesion anx vues liberales du gouvernement, et pour la rforme iudispensable de ia repråsentation, et pour Padoption dune politique eommerciale plus large, plus tclairce, ne saurait ötre un instant douteuse, car remarquez bien que le gouvernement a affaire a deux corps dassigeants, Cquipess de pied en cap, les ultraconservateurs ett les ultra-protectionnistes, deux armees quii ici se-såparent et lå se confondent, puisgqquil y a des nobles qui sont fabricants et des3 bourgeois qui sont nables. Certaines personnaes sont dans le camp ennemi pour une questidon et prennent rang parmi les assitges pourr une autre. Cest ce qui, en vril rend poour le moment la situation tout å fait inextitricable. Nous parlions tout å Iheure des vccux de la nation clle-mneme. Ils viennent de se mapnifester assezz ouvertement. Le Baron Hugo Hamilton, , president du comit central de la reforme aa remis ces-jours ci å mr le ministre de: la justice, une adresse en faveur du projet du gouvernement signdenviron 60.000) signatures. Mr Hamilton, dans son discours au ministre de la justice, em lui remettant cette adresse, rappelle que deja une påtition portant 40.000 signaturtes avait demande au gouvernement Fabollition des ordres. On avait bien voulu recopnnsitre, par suite, quen effet une grande majdorit dans la nation dåsirait ce changement, mais on contestait que pråcisment le procojet presentå par le gouvernement rÅunit aan Passentiment gneral et Pon attribuait åå excitation factice produite par la presse Ila joie universelle qui avait accueilli le dit p projet. Dans ces circonstances que devait i: faire !e comit? Chercher å prouver aux i incrdules dune part que Pajournemest dde la question affrait de reels dangers pour le pays: davtre part quau sentiment de ttous le gouvernement avait råsolu ce redowtable probleme dune manidre tout å fait eatisfaisunte. Le comit se mit done en rapport, dans tout le pays, avec des hommes consideres et devontset, comme dejaå ordre des payssans (fait assez remarquable) avait fait imprrimer et rpandre å ses frais un grand nombrre dexemplaires du projet du gouvernement, le comit neut quå donner une plus granade publieit encore å cette edition, en y jcjoignant un expost des principes du projet,t, un resum de Vhistoire de notre repråsentatation depuis ses origines, et enfin un courtrt apercu des arguments pro duits-deans la ddiecussion, pour et contre. Ayant ainsi Jloyalement clair le publie, le comiit provoqua des reunions dans les campsagnes comme dans les villes, od les citoyenss, aprås avoir discut le projet, furent inviits nor seulement å souscrire en ga faveur, t mais encore å manifester leur reconnaissance envers le roi et le dåsir que la reforme fåt t adoptee par la Digte actuelle. Cest cette adidresse qui parte la signature de 58.913 citctoyens, chiffre que de nouvelles adhåsionns ont port depuis å pres de 60.000. On voit que,e, pour le projet de rforme, si la victoire est t comme toujours du cöte des gros bataillonns, elle ne seaurait ere douteuse ; mais ilsls ont å lutter contre les gros bonnetes. Quant å la ligue des hauts barons de Findustrie pour aarriver å faire rejeter les trait6s de commaerce et de navigation avec la France, tenez : pour sår que ces efforts aboutiront tout 3uu plus å retarder le gouverne:ment dans få i voie liberale, mais ne le feront pas reverenir sur le passe. Et Cestprobablement towut ce quon espåre de cette nouvelle eampipagne. La Ditte een est tvujows dailleurs aux travaux pråpeparatoires, et pour bien comprendre cette:e phase de son activite, quelques mots eccont nccssaires afin de iaire connaftre lee mecanisme des plus compliques par I lequel les 4 ordres arrivent å tlire les memmbres des divers comites. Les membres de I la chambre noble, par exemple, sont rangås ppar bances, daprås Pordre dan I eiennet dinmscripiion au livre de la noI blesse. Chaaque bane choisit un bänkman ou chef de banc Ces messieurs reunis designent å I leur tour des electeurs, lesquels enfin nommeent les membres des differents comitås. Daans les autres ordres, il y a un degrå de meoins, cest å dire pas de chefs — AA rN—P ARMS MITTAÄES AA AT rm STR Ran ET

31 oktober 1865, sida 3

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