Aftonbladet – 22 augusti 1865, sida 3

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Revue de la semaine. No 34 Bim? anvåe. 1865 Stockbolm, 22 aoftit. Le jour möme ov Vescadre russe stloig. nait de Stockholm, notre Moniteur universe faisait suivre cett2 nouvelle des quelques lignes suivantes, qui ont bien Ia mine dötre officielles: Les quelques jours que le prince Con. stantin a passes au sein de la famille royale et dans la capitale de la Suede, pendant la visite qui vient davoir lieu, laisseront, nous en sommes persuadås, un agreable souvenir, et peut-tre ne scront-ils pas sans fruits pour les deux pays. Quoique voisins, — car la mer nest pas une såparation, — ils nont gucre, jusquå ce jour, prouve que les embarras du voisinage. I est peut-Gtre temps quils viennent å jouir de quelques uns des avantages auxquels celte position peut donner l:eu des deux cötes. Une connaissance mutuelle plus intime peut y contribuer, et cest pourquoi nous voyons un bon pråsage dans la visite que le Grand Duc vient de nous faire. Un peuple qui jouit dantiques libertes et qui sait les defendre, peut du reste, malgrå toutes les traditions, ne pas oublier que ce prince est le fråre et le conseiller du monarque qui a donn la liberi å de3 millions desclaves, et travaillå, dans les circonstances les plus difficiles å leur civilisation et å leur bonheur. Il nous semble que la presse Etrangåre na pas suffisamment fait attention å ce qui vient de se passer, cest å dire å absence des forces maritimes de la Russie aux fetes de Cherbourg et au deploiement extraordi naire quelle en a fait, au måme instant precisment, chcz dhonuegtes voisins qui nen peuvent mais. Les journaux nönt pas eu un mot de commentaire sur ce fai qui a pourtant si bien Fair dune contre manifestation, et qui paraft leur avoir chapp; car pour simaginer tout bonnement que la Russie na cöd quwå un simple besoin de faire prendre lair å ses vaisseaux et de voisiner, cest ce que aul ne croira å Petranger, et ce que npul ne croit non plus iei, hormis les Joseph Prudnomme, qui sont de tous les pays. De tout ceci il resulte une certaine inquittude gånerale, dautant plus grande peut-Etre qwelle est plus vague et ne sait ol se prendre, puisquen realit ou ma å constater quun redoublement tonnant de bons proceds. Ainsi les commandants des deux fregates sudoises qui ont visite Cronstadt ont t recus par IEmpereur, honneur qui ne se rend quaux amiraux; le czar a daign måme monter å bord de ces vaisseaux; ainsi å cette modeste visite du matin, comme ou pourrait Yappeller, il a tå rpondu par la visite de cermonie que vous savez (27 vaisseaux, dont 11 monitors); ainsi encore la Finlande est gråcieusement autoriste å prendre part lanne prochaine å lPexposition scandinave (et vous verrez que le Danemark recevra le conseil döter le båton quil avait mis dans les roues, par son exposition simultane). Tout cela montre une intention bien decide de renouer des relations amicales et peut-tre plus intimes encore. Or il est bien difficile å de bonnes gens de ne pas se laisser prendre un peu å tant de bienveillance et dailleurs Ja defiance, comme dit le poöte: Est toujours d un grand ccenr la derniere science. Mais voilå quun petit journal Danvis qui recoit de trås haut lieu, dit-on, et ses inspirations et sa subvention, vient maladroitement nous menacer dune griffe ov nous ne sentions que du velours; cet effront nous dit en somme: que celui qui a 27 vaisseaux cuirasss dans la Baltique est sår dötre bien recu par nous; — que ce nest plus le moment de nous abriter derrigre le traitå de 1855 et de protester en faveur des Polonais, tout en cherchant å mouvoir la Finlande; — quil nous faut åtre amis de

22 augusti 1865, sida 3

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