No 31. Jeme annöe. 15865 Stockholm, 1 aofit. Le grand Evenement de la semaine ce sont les lections de Stockholm pour Fordre de la bourgeoisie. Au point de vue liberal, elles ne sont pas aussi satisfaisantes quon avait le droit dy compter, et cela par suite eans doute dun exeds de confiance des clecteurs dans une cause quils devaient croire gagne davance, et de 1a nonehalance qui a tå le resultat naturel de cette prsomption. Croirait-on que pour des lections å une Digte appele å decider sur des questions anssi vitales pour Yav nir que celles de la reforme repråsentative et de la politique commerciale qui a diet les traits de commerce avec la France, — pour ne citer que ces deux. seuls exemples, — croirait-on que iout au plus la moiti des lecteurs se sont presents au ecrutin? Quen estil råsult? Crest que, sur Ia liste de 10 candidats proposs par Vopinion liberale, 6 seulement ont passå et que 3j nouvesux membres figurent dans la deputation de Stockholm; en outre un membre a Ei reelu qui setait poså ouvertement comme protectonniste. Jugez quels cris de joie dansle camp dul monopule, joie quelque peu affectee, car pour quune telle nomination fåt dune importanuce reelle, il faudrait que le aputå en question edt de Finfluenea å la chambre, — en un mot quon edt nommÅ en lui une autorit et non une simple voix. Findiflerence, ou plutöt la stcurite des! lecteurs avait Åte au pointde ne pas mtme faire dassemblåe pråparatoice dans deux des cinq circouscriptions leetorales. Quelle en a la consequence? Cest que, dans Ia Sime circonseripuon, le vote de la majorite sest portå sur deux noms qui ne represen tent rien, ni par leurs antecdents, ni par leur position sociale, et dont on ne sait que dire. Sonat ils liberaux? Sont-ils reactionnaires? Montaigne edt dit qui sait, et Rabelais peut-etre. Mais il y å fort å parier pour la dernigre hypothese, car pour navoir pas travaill å ciel ouvert, la reaction nen a pas moins agi avec une activit vigcureuse, pendant que la plupart des liberaux ne irouvaient pas la force de sarracher aux charmes de la villegiature. Cest une nonvelle application de la fable du lityre et de la tortue: Rien ne sert de conrir, il faut partir å point. Voiei du reste les noms des 6 deputes de la liste liberale qui ont t nommås:; ce sont M. M. Hierta, Rinman, Ljungberg, i Schwan, Blanche et Stråle. Les 3 nouveaux membres de la deputation sont le banquier Scbartau (dont Facceptation nest pas sdre), le professeur Wistrand et le fabricant de poöles Pettersson, dont: vous sommes råduits I faire suivre les noms de deux points dinterrogation. i Le 29 juillet gest ouverte å Malmö lexposition industrielle qui sert de corollaire å I exposition agricole, dont ouverture doit evoir eu lien aujourdhui meme: Lexposition industrielle compte 500 expo: ) sants sutdois et 150 danois. Le 29 galement a eu lieu Finauguration dun petit chemin de fer, formant une branche du råseau du sud et qui va de Christiunstod å Hessleho!m. Hier le roi-.en personne a inaugure un autre chemin de fer, de Lands: krona å Helsi,gborg. Un telegramme nous apporte limportante nouvelle que Ile roi de Danemerk et le prince royal se sont rendus le 29 å Bäckaskog. On y annonce gussi la presence du prince Hans de Glicksburg, de mr Breestrup ministre de !a justice en Danemark, de mr Fournier ministre de France å Stwckholm, de mr de Rochusen ministre des Pays Bas; dautres. grands personnages sont encore attendus. Nous aurons ces jours-ci å Stockholm Ila visite du grand due Constantin å bord dun vaisseau de guerre Russe. Nous gnorons si cest une simple råponse å la visite faite par nos vaisseanx. Norrköping et Thor å Cronstadt, od ils ont dailleurs tres-courtoisement recus, ou bien sile prince doit pousser jusqua Cherbourg. Du reste la föte de notre grand chansonnier Bellman, favorise par un temps magnifique, gest admirablement passee et avait attir une foule plus considrable que jamais. Les jour aux allemands ne manqueront pas Foccasion dununncer que le culte du Bacchus du Nord gagne en Sugde de plus en plus. Que diraient-ils sils savaient quil se rpan 11 å Upsal? On lit dans le journal FOpinion Nationale du 22 juillet le petit entre-tilets suivant: — Un mr Reppa, directeur du Cirque de Stockholm, donne en ce moment une picce militaire intitulee: ?Le 18 octobre 1813, Il ou Ia victoire des Suedois a Leipzig. Bien que les Scundinaves naient pas fait de grunds prodiges de valeur å Läpzig en 1813, ?la vietoire des sutdois fait salle comble tous les soirs. En fait de gloire militaire les Sudois Ctaient plus diificiles sous Gustav Adolphe et Charles XI1.? Il y a, davs ce bout dartiele, une emotion, un accerxt de patriotisme offense qui font sonrire. — LOpinion Nationale nous fait bien de Thonneur de supposer quavec noire calme septentrional nous goylons si pro: pts å nous enflammer. Voicila modeste realite. I Mr Rappo. qui nest pas directenr dv C:rque de Stockbolm, mais qui est simplement å la tåte dun cirque ambulant et qui, malgr Je telent et Faudace de ses acroaltirer la foule, a en efirt offert aux Suedois une scene intitulee ?le 18 ociobre 18137. Jusque-lå tout est vrai, mais pour ce qui est de entsousiasme et de la foule idolåtre qui fait salle comble tous les soirs, helas! nous sommes bien loin de compte et, pour sår, le correspondant de VOpinion nest ni mr Rappo ni son caissier. En ellet cette grande piece nationale a et donnee... 2 fois (deux) et sil a eu un tiers de ealle, le dit caissier a då se frotter les mains. bates, ne snit souvent qumaginer pour i Ta nlag ninnart tnnsnnras an nnIint de vie! ma rr RA ETEN mm -— —FÅ RA RA a AA Ke AA -— — tj -— KAR förr : t Å s 1 ; 1 i