En vårit !le Times a du bon quelquefois. ne serait-ce que le courage avec lequel il sait confesser les defauts de son pays et malmener, pour son ben, lamour propre national. Pourquoi ne limiterions nous pas sur ce point? Pourquoi navouerions nous pas quavec des richesses naturelles considerables, avec dheureuses dispositions pour le developpement industriel, nous avons eu jusqwdå pråsent un grand defaut national, le manque desprit dentreprise, de hardiesse, de confiance dans nos forces. Sans doute nous avons fait beaucup dans ces dernieres anntes, mais, avec un peu moins de prudente sagesse, nous pouvions faire dix fois plus. Il faut dire pour notre exeuse que la science Ceonomique est encore dan3 Penfance chez nous, que les questions de cr6dit sont si peu comprises quon entend tous les jours de gens clair6s sapplaudir de ce que la Sucde na pas de dette pub!ique; comme si les grandes institutions qui enrichissent le pays ntaient pas de sårs råpondants. Prenens un exemple: nos fers, qui comme an le sait: mont pas de rivaux sur le marche europten. Nest-ce pas inoui que jusqud ce jour notre röle se soit born presque å exporter ces riches matidres å Ftat brut, pour raccheter ensuite å FEtranger — et å quel prix !— des produits fabriquås avec ces måmes fiers? Mais tout, heureusement, tend å prouveer que eet lat de choses ne durera pas lomgtemps et, par exemple, voici quwune grandie societ imdustrielle se forme d Husqvarna, prås de Jönköping, pour la fabrication des armes, encore un article pour lequel nous sommes, chose fort singuliere, tributaires de Fetranger. La fabrication des fusils et des armes de toute sorte, disent les fondateurs de cette societ, devrait ötre une industrie naturelle å la Sutde et comme ils ont mille fois raison, il est å croire que Ile suceds couronnera leurs efforts. La tabrique de fusils de Husqvarna nest pas dailleurs, comme on le sait, une institution nouvelle; mais il stagit de lui donner une extension telle, qwelle puisse, apres avoir pourvu aux besoins da pays, donner lieu egalement å wn grand mouvement dexportation. Dans YVtat actuel elle peut livrer 6000 fusils par an, snr lesquels le gouvernement sen reserve å peu pres 2000. Ea fait de sgrandes entreprises, si nous ne freons pas lee Mont Cenis (on fait ce que on pent et lon perce ce que Yon a), nous nen aurons pas moins un tunnel qui, transforant la colline de Mosebacke si, celebre pour son admirable point de vue, runira å travers Stocklolm le chemin de fer du sud då celui du ned. Ce tunnel aura 1500 pieds: le cinquitme å peu prås de cette voie souterraine est dej: pröt et le public de Stockholm a Et admis ces jours-ci å visiter Ila partie achever, qui tait brillamment clair6e au gaz. Dun tunnell å des concerts la transition nest pas faciile; sans perdre du temps å la chercher, ncous vous dirons que les ennemis de la musique, qui pour Victur Hugo mest quun bruit plus desag able et plus colteux que Hes rutres, nvuraient pas bean jeu, pour fuir les concerts, de se råfogier å Stockholm. Avce Iles hiroudelles et les alouettes (les rossignols helas! starretent en Seanie) le printewps nous amöne des celebritts de Fetranger. En ce momcut nous avons un vy oloniste trös rearquable, mr Auer que Paris a connu, eroyons-nous, å Fetat denfant prodige, et le celtbre pianiste de Mosceu, mr Door, vient de nous arriver et se projose de douner quelques concerts. Cest in des rares artistes qui donnent une åme au piano. De plus on annonce que m:me Goldschmidt (Jenny Lind) doit venir å Stockholm cet te et y organiser un corcert de musique sacrte, sans c mpter qu en nous promet Christina Nilson; — un cowvychamt magnifique, une belle aurore. Nous vvoudrions les reunir dans un neme concertt, etles voir se donner la main. a nuit de la imidte. Nota. — La Revue de få semaine, rdigee en frangais parafit ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal FAftonblad le mieux est dexpdier les demandes au bureau