Aftonbladet – 19 april 1865, sida 2

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Revae de la semaine. No få, gem? annöe. 1885. Stockholm, 19 avril. Une vraie semaine de careme. Mutisme complet dans les rågions officielles, stagnation absolue dans le monde des affaires, les glises pleines, les theåtres fermås.... Que vous dire? Que le printemps est venu, 1 nous commengons å respirer comme les habitants dune ville longtemps assitg6e, quand le blocus est levå, — un blocus de glaces. Non pas que ces fortifications de Ihiver soient completement disparues, mais il y a au moins une large bråche par laquell: sont passs dejå quelques båtiments venant rendre la vie au port de Stockholm. Cest la saison du renouveau, aussi bien dans la nature que dans la sphåre des speeulations et de Pactivit industrielle. Ce mest pas que la joie de se revoir en communications avec les peuples voisins soit exempte de toute inquietude. Nous sommes entre deux flaux å Iouest et å Fest; dun cöt une guerre mal assoupie pröte å recommencer peut-ölre, ce que nous avons prådit, sans tlever la moindre pråtention au röle de prophete; de Fauire une pidemie que chaque navire peut debarquer chez nous. Mais au plus presså dabord. Cest un dieton iei, que nous vous donnerons dailleurs pour ce quiil vaut, quil ne nous vient pas grand chose de bon de Påtersbourg. Ce quil y a de certain cest que bien des fois deja de cette ville båtie sur un sol martcageux, ot pourrissent les ossements de milliers de nos compatriotes qui y sont morts prisonniers de guerre, nous sont venues des tpidemies qui ont desol notre pays. Aussi est-il fö cile de comprendre Vmotion produite ici par Ile telgramme qui nous annongait que Petersbourg tait decim par ce mal terrible.... La peste, puisquil faut Fappeler par son nom. Dejå les bruits les plus sinistres taient en circulation, quand cette communication du ministre de Suede et Norwege å Petersbourg, en date du 8 avril est venue calmer un peu les esprits: ?Les journaux Etrang:rs ayant publie råcemment diver nouvelles sur la maladie contagieuse qui regne ici, par suite desquelles il ma tå adresså plusieurs questions par voie telgraphique, jaieru devoir par un telegramme expådie aujourdhui calmer les apprthensions qui ont pu slever å ce sujet. ?Dejå pendant le eours de Vttå dernier la peste de Siberie a exerc de grands ravages parmi les bestiaux et les chevaux de plusieurs gouvernements en Russie sans que la contagion se rpandit å Petersbourg. Cette epidemie, qui a Ei cludige par le D:r Ödmansson, envoyt ici å cet effet par le gouvernement du roi, paraft originaire d Egypte et a sevi gravement en Siberie, mais ce nest que tråös rarement semble-t-il qwelle sattaque aux hommes. Pendant Ihiver elle a disparu et en ce mometrt je ne sache pas quwelle råge sur aucun point de la Russie. BElle a fait place, dås Vautomne dernier å une fitvre, appele febris recurrens, qui offre les caracteres du typhus et paraft ötre contagieuse, au moins dans les höpitauvx et partout ou Faglomeration des malades vicie atmosphere. Un grand nombre de personnes, surtout de la basse classe, ont tå atteintes de cette maladie, qui cependant ne parait pas tre mortelle et Fon assure que pehdant le cours de cet hiver la mortalit å S:t Ptersbourg na pas dpasså pas sensiblement la moyenne ordinaire. Ce qui a contribu å augmenter les apprehensions åa cet gard cest la nåcessit ov sest vu le gouvernement russe detablir un grand nombre dhöpitaux provisores. Voici, parait.il, quelle en est la cause: Avant Pemancipation, les serfs etaient, måme en temps de cholera, soignts chez leurs maitres et ce ntait quexceptionnellemeat quils taient conduits aux höpitaux, que redoutent les gens des classes inferieures. Aujourdhui, ces circonstances ayant cess, les gens du peuple doivent avoir recours aux höpitaux, ou ils sont bien soignes et sans bourse delier. En outre, pendantle cours de cet hiver il est venu å Påtersbourg un plus grand nombre douvriers que de coutume et il leur a 6 difticile de

19 april 1865, sida 2

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