de jours å Fagreable moyenne de 18 å 20 degrås; on soupire plus quon ne respire, comme disait Cyrano de Bergerac. La mer Ad Åland est gelte pour la seconde fois dans ce sitele. Les derniers telgrammes nous annoncent de nouvelles tempåtes; en maint endroit les trains de chemins de fer ne marchent plus, la voie tant ensevelie sous des monceaux de neige. Que de miseres å secourir par un tel hiver! Mais spectacle consolant, la charit publique sest mue, Pardente charite... Mere de ceux pour qui la fortune est maråtre. et les malheureux ont eu du bois. Samedi dernier å Djurgård, å deux pas des lieux pleins encore du souvenir de notre grand chansonnier Bellman, se celebrait une fete en Ihonneur... de Beranger, å propos des traductions si hbeureuses publites par m:r Enegren et dont nous parlions dans une de nos precedentes revues. Lauteur du Napolon Promethee, m:r Herman Bjursten, a caractris avec chaleur et esprit le talent et le röle social de ce grand chantre natiooval; puis un des chanteurs les plus aimes de notre theåtre a chentå sur les målodies francaises: le vieux sergent et le vieux clibataire, et certes il ne faut pas beaucoup defforts dimagination pour supposer que lå. dans quelque bocage du jardin dhiver ov se passait cette scåne, Iombre gråcieuse de Bellman apparaissait souriante et charmåe. La Suede vient de perdre une de ses grandes notabilits administratives mir Fåhreus, directeur gneral des douanes. Il avait t neufans, de 1847 å 1856, conseiller dEtat et chef du departement de Pintrieur, et parmi les lois ou råformes import-ntes adoptees sous son administration, nous citerons: la nouvelie legislation sur Feau de vie; Vintervention de PFetat comme constructeur de chemins de fer; Iintroduction du systeme deåcimal pour les monnaies, poids et mesures; le nouveau reglement sur les mines; la loi sur les patentes; la fondation du bureau de statistique; les recherches geologiques excutes dans tout le royaume; Famålioration des coles dagriculture; la reorganisation de Yinstitut tecbnologique etc. Ce sont lå dhonorables, disons-mieux, de brillants tats de service. Nous ne devons pas oublier dajouter que comme directeur genral des douanes, il donna son appui aux reformes liberales successivement reali sees par le gouvernement avec une si profonde entente des justes exigences du temps. Cette mort amånera, pense-t-on, un certain mouvement dans la haute administration. Les conjectures vont leur train, mais en chroniqueur prudent nous devons attendre le deus ex machina, cest a dire le journal oftieiel. i