Revue de Ia semaine. No 48. 2:me annåe. 1884. Stockholm, 29 novembre. Si nous avons garde le silence sur la soidisant conelusion des affaires danoises, cest que 1e röle de Cassandre finit par lasser å la longue. Ce ne sont pas les desagrements du röle qui decouragent, cen est linutilite. Cela ne veut pas dire que nous ne suivions pas avec un vif inttröt le curieux travail de Fopinion dans la presse Gtrangöre. Il est intressant de voir avec quelle unanimite les journaux impartiaux sur cette question se sont vite apercus que ce monument de paix ternelle etait un cchafaudage plåtre, dontle moindre hasard fera une ruine. Aujourdhui tout le monde sent quon a achetå la paix bien cher et que cest, si lon nous permet Vexpression, une paiz de pacotille, qui ne vaudra rien å VPuser. Mais aprås lEvånement å quoi sert de råpåter: Je vous Pavais bien dit?. Passons eponge sur ce qui est fait et pensons strieusement å Pavenir. Cette fois encore, aucune nouvelle politique digne detre mentionne. Quant aux commårages, il nen manque pas pråcisement, mais on doit nous rendre cette justice que nous avons toujours vit de recourir å ce facile Element dinttröt. Nous savons parfois ce qui se passe dans la coulisse, mais nous ne racontons que ce qui se pråsente devant la rampe. Or, en ce moment la scene est vide. Comme ces gens qui, pendant Ventracte, samusent å compter Iles spectateurs, occupons-nous un peu de statistique. Notre bureau central de statistique vient de publier ces jours-ci les resultats gånåraux du recensement du 31 decembre 1863. A cette date, la population de la Suåde slevait å 4,022,564 habitants, savoir 1,958,314 hommes et 2,064.254 femmes. Toujours ce rapport constant entre les deux sexes, qui Cmerveillait tant Addisson dans e Spectateur. La population des campagnes