Aftonbladet – 8 november 1864, sida 2

Article Image
Oui la Sugde et la Norwege peuvent regarder autour delles et dire au monde, qui sest tonnå ou sest rjoui dans la pråvision que la discorde Yemporterait sur Iharmonie: ?Voyez, des malentendus peuvent nous sparer un moment, sans que nous cessions detre sceurs!? ?Celui qui a runi ces deux royaumes a fait lå une union plus noble et dune nature plus durable que celle qwon arrive å faire, par la force des armes, entre des peuples differents; — une union qui se base sur la libert interieure des peuples, doit puiser sa vie dans leur intime union. La tåche est plus ardue, mais elle rapporte une plus noble moisson et plus såre que lå od cest Pautorit qui parle et simpose. Dejå sous le rapport gåographique la presquile Scandinave presente une unite, que sa situation protege contre les dangers extrieurs... la nature lui a dispenså ses dons, non de cette main prodigue qui sest ouverte sur les contråes benies du soleil, mais cependant avec une liberalit encourageante... Il semble que partout elle porte ces mots crits sur son front et adressås å Ihomme: travaille et ton travail aura sa recompense, ce nest pas aux molles jouissances quelle Finvite, mais å un labeur s6rieux et salutaire, råcompens6 sans profusion, mais rcompense.? Aprås la solennit6 3 la salle du tröne vint le diner-gala auquel le roi avait convoqu tousles hauts personnages du monde officiel, les membres du corps diplomatique, enfin toutes les sommitås sociales. A la måme heure avait lieu un autre banquet plus modeste, mais dont la signification et Ja porte ne le ctdaient en rien au diner royal. Les trois rgiments de la garde avaient invit le rgiment norwgien. Les salles destines aux repas avaient t decores avec golt et la cordialit la plus franche na cess de rågner dans ces agapes militaires, od caporaux et simples soldats ont proposå avec toute la dignit de vrais gentlemen des toasts au roi, å Iunion, å leurs fråres Parmes norwegiens åc. Le soir la famille royale sortit en voiture pour visiter les illuminations, dont le point central tait å Fextremit sud de la cit aulour dela statue de Charles XIV, le fondateur de Yunion. Enfin assez tard dans la soiree, nouveau banquet donn par de simples citoyens dans une des salles de föte les plus vastes quise trouve å Stockholm, banquet auquel avaient t invits naturellement les Norwegiens pråsents dans la capitale. La reunion etait nombreuse et animåe. Il y a t prononc de chaleureux discours et Fon y a bu tour å tour an roi — a Jove principium — å Punion, å la Norwege, au Danemark, å la råforme repråsentative en Suede, å la Finlande c. On voit que dame Politique, tout en y prenant une place modeste, tenait å dire son mot dans la circonstance. Le lendemain 5, ctait le tour de la repråsentation communale qui donnait aux! deputes Norwegiens un magnifique diner auquel le roi a assist6. Nous ne demanderions pas mieux que dnumårer les discours et les vers qui y ont t prononcs et dont. la plupart måriteraient une riention. Mais vraiment nous craignons de fatiguer le lecteur avec ces Enumårations: Ce ne sont que festons, ce ne sont quwastragales. et encore nous ne sommes pas au bout. Le möme jour, å la meåme heure, les olficiers des rågiments en garnison å Stockholm donnaient aux officiers norwegiens un banquet galement trös beau, oå comme partout pråsidait la plus cordiale fraternite. Enfin le soir (certes nous oublions bien encore quelques banquets, mais nous ne devons pas au moins oublier celui des pauvres, qui na pas t le moins touchant) le soir, disons-nous a eu lieu la reprsentation-gala å Popera. On jonait å cette occasion une sorte dopera de circonstancee intitut Föreningen (Vunion) et qui a t repråsent en 1814. Quand on songe que dordinaire les å-propos ne durent gugre plus que les bouquets, il est assez merveilleux que cette piece ait pu åtre represente avec un certain succds å cinquante aus de distance. La musique qui a du mårite, bien qwelle porte la jupe å taille courte de Iempire est dun M:r Dupuy eompositeur suisse. Les telegrammes qui nous arrivent de tous cöts nous prouvent que nous ne nous sommes pas trop avancs en disant que le 4 novembre a t föt dans les plus humbles hameaux. Nous le rpåtons, cette unanimit, pour ainsi dire sans exemple, est bien un fait politique; cest use autre forme du suffrage universel. Nota. — La Bevue de la semaine, redigee en frangais paraltra ordinairement tous les mardis. Pour les abonnements au journal PAftonblad le mieux est dexpådier les demandes au bureau Ide poste Sugdois APHambourg: Les annonces pour VAftonblad sont reques å Paris, chez M. Vicherat pere et Comp., passage Saulnier, N:o 10.

8 november 1864, sida 2

Thumbnail