Aftonbladet – 1 november 1864, sida 2

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lemna icke obetydligt verskott för afsalu. Revue de Ia semaine. No då. 2ime annbe. 1864. Stockholm, 1 novembre, En vårit6 nous ne ponvons pas dire que la cosclusion de la paix ait produit une grande sensation en Sugde. Voilå bien des mois quon est prepar å cette triste conelusion, bien quon ne se fåt pas imaging que les puissances allemandes imposeraient au malheureux Danemark qui nen, pouvait mais de nouvelles exigences non stipulees dans les preliminaires de paix. Ce rest pas que le peuple Sudois ne sente vivement que cette paix estune honte pour notre poque, car elle prouve que, tout avancs que nous nous vantons dåtre, nous sommes encore sous bien des rapports en plein moyen åge; que le quia n.inor leo est encore la loi supråme, que ni les traitg solennels, ni les promesses, ni meme Vinteret politique le plus vident ne peuvent engager es puissances europtennes å faire des sacrilices pour sopposer å la violence et å Pinjustice et quenfin les grands Etts qui vattaquent aux Etats faibles peuvent sans qwon y trouve å redire leur appliquer le principe barbare: Ve Victis ! Revenons donc aux interets materiels, sårs döre mieux compris. Une socit anglaise ayant achetå les mines de Gellivara situtes tout au nord de la Sugde, par de lå le cercle polare et stant charge de canaliser le fleuve Lule et detablir un chemin de fer entre Gellivara et ce fleuve, le gouvernement Sudois vient dautoriser la dite societ å toucher Fallocation de 852,000 riksdaler, qui avait tt accordee pour ces travaux par la dernigre Digte. Deja ies tudes ont t faites pour ce chemin de fer qui aura une tendue de 10.000 lieues suedoises (environ 25,000 kil.) et qui sera certainement de toutes les voies ferres la plus septentrionale. Le terrain a t reconnu des plus favorables. Nous parlions dans notre dernigre revue dune expedition encore plus lointaing, celle du Spitzberg. On aura compris sans doute que par Pexpression ?mesurage dun degre? nous navons voulu parler que du travail de reconnaissance et des pråparatifs pour une semblable operation, dont Pexecution intesrale exigerait de bien autres ressources. Döbeln sera damne! Döbeln est un paien! En enfer il ira gil meurt, dit le doyen. Jarrive et je lui veux montrer la bonne route; Dabord il est tranquille, en silence il mcoute, Puis soudain de son lit il slance en sursaut: — Chasse moi le prålat et gare å toi, maraud, — Dit-il å son valet, — gil ose reparaitre!? Entre nous, est-ce ainsi que parle un moribond? De son propre salut cependant il repond, Et jen ai fait assez comme homme et comme pråtre.? Ainei, commence le magnilique potme consacr par Runeberg au general Döbeln. On sait que cest å Umeå que ce grand gåagral rassembla la dernigre arme unie sutoiinlandaise. Les habitants de ecette ville viennent de demander au roi VFautorisation deriger un monument au vaillant defenseur de la Finlande. Non seulement S. M. gest empress6e daccorder cette autorisation, mais elle a decid en outre, sur le rapport du college dela guerre, la remise aux p6titionnaires pour le dit monument de 6 grands canons, du modele Ehrensvärd, qui se trouvent conserves å Stockholm, plus de 2 pigces de moindre calibre. Bibliographie. -Nous avons dit en deux mots que M:r Carl Rogberg, continuant le bel ouvrage sur Ihistoire moderne de Sugde de B. von Schinkel, venait de publier une neuvigme partie comprenant les annes 1814 å 1817. Mais cest lå une oeuvre dune trop haute porte pour que nous ne la signalions pas plus particuligrement å PFattention des savants et des lettrås. Un historien srieux nest pas de ceux que Ion pråsente avec un mot et une salutation, comme un dansenr å une maftresse de maison; mais comme les hommes de valeur, on le recommande avec chaleur, avec insistance, sår quon vous saura grå de Pavoir fait connafttre. Le volume que vient de publier M. Rogberg est, comme nous Favons dit, le neuvigme; mais cest aussi le premier tåme dune nouvelle srie qui inaugure Ihistoire moderne de la Norwege, et de 1814 la conduit å 1817. Lpoque importante oå Fauteur reprend le fil du råcit, Iamene å pråsenter un apercu de la situation politique generale du Nord å la chQte de Napolton, et å etudier en meme temps le caractere et la portee de la råvolution de 1809. Il expose galement quels taient les anciens plans dunion scandinave, et y joint des explications dun haut interet sur Ila råalisation de cette union Sugo-Norwegienne dont nous cel6brons dans quelques jours le jubile et qui est le point de depart måme de cette nouvelle serie des Souvenirs de Vhistoirea Suedoise?. Tel est le sommaire du premier cbapitre; les cinq suivants sont consacrs 4 la Digte de 1815, au storthing de 1815 16, å la situation respective des deux royaumes endant cette måme anne, aux relations avec a France, aux negociations resttes sans råsultat pour unir le prince Oscar å une princesse prussienne, å la dynastie des Bernadotte et å la ligue Gustavienne formee par les partisans des Wasas; enfin le volume se termine par une etude complåte sur Gustave IV le roi detröng, tude poursuivie jusqua 1837, Pannee de sa mort. On peut juger tout dabord que mr Rogberg est un sincere admirateur de Charles Jean, mais tout au moins aussi ami de la verit6 que de Platon, et rien dans son ouvrage ne sent le pangyrique academique. Sans vouloir le moins du monde amoindrir les mårites de son predecesseur (mr Bergs man), nous ne pouvons nous empöåcher de inire remarquer que le nouvel historien se prsente dans la carrigre mieux arme de woutes pieces, mieux pråpare par les tudes anterieures, et que louvrage y gagne videmment. Le style måme nous paraft pråferable å celui de la premigre sårie ; ce nest pas quon nen puisse trouver le ton quelque peu oratoire, mais cela ne dåpasse pas la nete mesure due comporte un ouvrage de

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