Revue de la semaine. Ao 35. don spis, 1884. Stockbolm, 30 aott. Lautomne approche et deja nous reviennent tous nos oiseaux voyageurs, qui de Paris, qui de Londres, qui dlItalie, qui dAllemagne; nos 6tablissements de bains voient revenir leur böte dhiver, la S. litude, et la villgiature måme nen a pas pour longtems; chacun revient peu å peu a ses travaux, då ses aftaires. Cette annee, il est vrai, ce retour au nid a lieu un peu plus 1öt que de coutume, å cause des temps aflreux que nous avons eus. Et toujours de la pluiv! pouvaient dire comme Louis XII dans Marion Delorme, les habitants des villag, devan leurs vitres ruisselantes. ; Le speciaele etait encore plus triste pour les agriculteurs. Ils ont eu erandpeine å rentrer leurs recoltee; il ny avait pas måme moyer de profiter dune claivcie, attendu que pendant plusieurs jours ce ma tt quune scule averse. Cest dauiant plus malheureux fue cette annge les recolies sont magnifiques. Cependant voici deux joure8 que le -soleil a reparu et quon ge såche. Nous pouvons espårer eneort un t de la Saint-Martin, qui pour notre Nord prend place en septembre. Toutes les vacances tinissent et aussi celles des theåtres royaux. Lopera då ouvert la saison par Guillaume Tell, Fra Diavolo et I 8 Diamauts de la couronne; et le Theåtre dramatique, qui 2 profite de la elöture pour råaliser quelques ameliorations dans la distribution des places, ete. nous a offert dexcellentes choses, mais auxquelles on peut öter son chapeau comme faisait Voltaire aux. vers de sa connaissance; cependant on nous promet prochainement des nouveautås dun grand interet. En vårit6, cest lå tout ce que nous avons å dire sur la politique. . En chroniqueur conseiencieux ajoutons que le roi est parti vendredi pöur une excursion dont il est revenu hier. Mais ce petit voyage qui mnavait rien dinquietant pour Fquilibre europtn, ne menaguit que le gibier qui foisonne dans les forgts des environs de Falköping, en Westrogothie, On dit le rsultat beaucoup plus decisif que celui guquel notre cabinet est arrivt sur le terrain diplomatique. Une execution å mort qui a eu lien ces jours-ei dans les environs de la capitale a produit une sensation profonde et soulevå une vive discussion dans nos journaux. H gagissait dun assassin condamne a öre deeapit par la hache, la guillotine wexistant pas chez nous. Les pråtres avaient essayt en vain de faire nafttre un sentiment de repentir dans cette åme sauvage; il fallut ie trviner pour ainsi dire å Pechafaud et lå une scene odieuse sest passe; ce malheureux a lutt avec nergie contre les bourreaux qui nont pn accomplir leur cuvre quaprås avoir triomphå non sans peine de cette resistance desesperee. Ce spectacle epouvantable a remis sur le tapis la question de Fabolition de la peine de mort. On sait que cette question a l traite å la dernigre Digte, que la legislation fur adoucie å cet tgard, mais que, nosant pas adopter la suppression absolue de cette peånalie, on se borna å laisser au juge la facult6 de commutation, en raison des circonstances. On se rappelle aussi peut-etre quå son grand hönneur, Fordre des paysans se rononga seul pour Fabolition absolue de a peine de mort, ce qui prouve que chez nous le peuple est assez clair6 pour accepter ce supråme progrås. Ce qul faut 2jouter, cest que Iopinion å cet tgard murche å grands pas, et quå chaque nouvelle ex hibition de ce hideux chataud, le nombre des portisans de la peine de mort va dimt