dejå a quelques jours, nous eroyons devoir la reproduire ici in extenso, comme piece å joindre au dossier volumineux de TPaftaire dano-allemande. Voici donc cette proposition: ?Nous Charles etc. etc. ?S. M. qui apprecie pleinement combien il est important de conserver aux Royaumesunis les benedietions de la paix, et dont les plus srieux efforts tendront en consquence å en pråvenir la rupture, aussi longtemps que les circonstances le permettrout, ne peut se dissimuler cependant quiil est possible que la guerre regrettable ov se trouve engag notre proche voisin, ne fasse aux Royaumes-unis une ncessit de prendre telles mesures militaires que peuvent motiver et la marche des Evånements et les accords qui par suite interviendraient avee 1es autres puissances. ?Pour obtenir, en ce qui concerne la Norwege, la libre disposition des forces armåes et des allocations qui peuvent mettre 5. M. å meme de prendre, simultanment pour les deux royaumes, les mesures reconnues apres måre deliberation comme devant etre prises dws leur våritable interöt, dans Ia convietion pleine et entiere que le Storthing avec son patriotisme ordinaire et une juste appråciation des circonstances, viendra en aide å ses efforts dans cette importante affaire — S. M. propose au Storthing du royaume de Norwege de prendre les råsolutions suivantes: be Storthing consent å ce que les troupes de ligne et la flottille å rames norwegiennes soient employges, quand et dans le cas que 5. M. le jugera necessaire, an secours du Danemark dans la guerre quil soutient actuellement contre les puissances allemandes. Comme fond extraordinaire pour la defense, il est aecord un ceredit de 500.000 specids; et en outre 5. M. est autorise å employer pour le meme but un erådit de 300.000 species, ceite dernigre somme toutefois ne pouvant tre employge quaussilöt aprås la convocation dun nouveau BStorthing extraordinaire, ou sinultantment å la convocation. ?Dune part pour mettre le Storthing en mesure de se former une opinion personnelle sur cette importante affaire, dautre part pour ne pas violer le secret des actes diplomatiques, lequel, outre quil se base sur les usages en vigueur quant aux deliberations internationales, est indispensable au bon maintien des relations entre les Royaumesunis et les autres puissances, — ?5. M. a decide de mettre sous les yeux du Storthing les procds-verbaux des conseils tenus å ce sujet, od Ion trouve Iexpose de la marche des choses, pråsente par le ministre des eaffaires etrangeres, Tindication de la part que les Royaumes-unis y ont prise, et la copie du rapport pråsente au guvernement norwegien I cet gard, tous documents qui, par suite de leur contenu, doivent encore rester confidentiels pour les membres du Storthing. Quant aux documents diplomatiques dont la nature exige un secret encore plus absolu, Sa M. invite le Storthing å constituer un comite qui recevra communication des dits uctes, sous condition dune complete discretion, et dont la convietion fondee sur Iexumen de ces actes servira de guide au Storlhing. Que la conference qui va souvrir röuasisse d retablir une paix botteuse, ou quelle ne soit quun court entracte å la guerre, nous devons dire la verit sur ce qui se passe en Danemark et nous ne faillirons pas å ce devoir. Les nouvelles certaines qui nous parvciennent sur la conduite violente et licencieuse des troupes allemandes dans le Jutland ont produit iei Vindignation la plus vive. — Europe entitre apprendra sans doute ävee stupefaction que la magnifique armee venua de Prusse, cette terre des philosophes. et des penseurs passe son temps å piller Ihebitant, d Pecoreher pour ainsi dire jusqwau vif, ni plus ni moins que sil avait altaire 4 une bande de bandits Napolitains ou de sanvages Albanais; IEurope disons-nous, doit savoir comment ces heros tourmentent ettortureut les employås civils; comment ils les entasseut dans les prisons ainsi que des malfaiteurs; eomment ils violent et souillent les spultures qui doivent öre sacres pour tous ceux chez lesquels il existe encore quelque dignit humaine; comment ils chassent devant eux, fins quun vil troupear, des foules de paysans quils forcent 4 travailler aux fortifications, afin de ponvoir derridre les corps-de ces malheureux, braver ies coups des fröres deleurs victimes; comment apres avoir dvort ou gaspille les grains du i paysen ou du proprigtaire vampagnard, tu jses bestianx, pris ses chevaux, apres avoir epuis toutes ses provisions, volt Vargenterie ete. etc., ces digues champions de FAllemagne nn oat på dedaigne de vavir aux enfante memes leurs modiques pargnes! Mais assez sur ce triste sujet. Cest uno våritable satisfaction pour uous de var que les circonstances aetuelles con;sribuent å mettre en Evidence et å amener 4 maturite, daus begucoup de pays, cette idte de erger upe Scandinavie, comme puissance dont Vexistence aurait le plus grand poids pour le maintien de la poix et da droit international en Europe. Mais quelque satisfaisant pour nous fue puisse Ötre ce progres inattendu dune idee juste, nous devons regretter de voir quelques journrux frengais, parmi ceux qui sont les plus telairs et qui sinteressent le plus vivement aux nationalitts, declarer que le Slesvig, gette province qui a toujours appartenu au Danemark et dont la population est dunovise en majeure partie, pourrait Ctre livre å P Allemagne, et par suite Ia Seandinsyje reoliste par ia råunion å la Sudde uu restant du Danemark. Nous croyons devoir 4 ee g aux puhliestes frangais 0 tions diones diannelar 1, jet pråsenter elques observa