Aftonbladet – 15 mars 1864, sida 2

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kkr Revue de la semaine. No Il. 2:me annte. 1864. Stockholm, 15 mars. Le roi est parti de Stockholm le 9 de ce mois, .pour se rendre å Christiania, ov 5. M. doit faire Pouverture du Storthing extraordinaire. Plusieurs des membres du cabinet suedois sont alls Iy rejoindre: et en premier lieu mr le comte de Manderström, ministre des affaires Ctrangöres. A leur passage å Gothembourg ces excellences ont assist å une fete brillante, donnge en leur honneur samedi soir, dans la salle de la Bourse, et å laquelle 250 personnes environ ont pris part. En repondant aux toasts qui ni ont t portås, le comte de Manderström, å PFimitation des ministres anglais, a saisi cette oceasion pour tenir un discours sur la situation politique. I va sans dire que le ministre sest occupe exelusivement de Ja question brilante du jour, cette de la guerre du Danemark: Voici un resumå de son discours: Depuis bien des unnees cette question a t pour sa Majest6 un objet de soucis et dinquigtudes. ÅA bien des reprises deja le Gouvernement du roi a appelå Pattention des eabinets de la Grande Bretagne et de la France sur les dangers qui pouvaient se prodnire, si elle ne recevait pas une solution pacifique. Il serait regrettable que ces representations neussent pas excit toute Pattention quelles meritaient. Sans doute les deux grandes puissances occidentales setaient dit que, lorsque 1e danger deviendrait pressant, elles pourraient toujours au moyen dune pression sur les parties en litige, pråvenir les suites les plus graves de la lutte. Mais aujourdhui la question a pris des proportions telles quelles se sentent depassees, et ces puissances doivent reconnattre elles-memes å pråsent quon aurait pu fafre davantage et agir autrement. Il ny aurait pas å sttonner si, en Suede, å propos de cette question, le sentiment en venuil å euntrer parfois en lutte violente avee la råflexion paisible. Tous nous connaissons les liens damiti qui unissaient le roi de Sugde au feu roi Frdöric VIL comme uussi Paffection que porte 5. M. au Danemark, et parmi les personnes prsentes, il nen est pas une sans doute qui navonue tout ce quil y a dinjuste, de violent, de eriant dans le traitement quwon fait subir å ce peuple brave, å ce peuple-fråre combattant pour sa libert. Le ministre ajoute quon Ii a fait de violents reproches pour la rserve quil a apporte dans ses communieations au public å ce sujet. Il peut se consoler par la penste que, ces memes reproches, on les adresse aux ministres des affaires trangeres des autres pays. Tout råcemment le comte Russell a communiqu aux chambres les deliberations qui ont eu lieu entre les divers eabinets sur la question danoise; mais ces communications auraient pu ötre plus completes, et alors Ion y aurait vu que la deelaration faite par le gouvernement sutdois å Ja fin de Fannee (å savoir que la SuådeNorwege tait pråte å une intervention armee si une seule des puissances garantes voulait y prendre part) que cette declaration avait tå faite dås le mois de septembre. — En fevrier dernier, un appel chaleureux a tå adresså å PAngleterre et å la France pour quil fåt port un prompt secours au Danemark. Le gouvernement du roi a toujours penså que cette question ne pouvait tre tranchee par Pepee. Il est bien possible que la force triomphe pour un temps, mais ce nest que par la voie des negociations que la question peut se resoudre. Il y a deja deux ans que le gouvernement sutdois a propost une conference pour rågler cette affaire. Il est bien regrettable quon nait pas alors accnueilli ce projet, car la solution du differend tait bien plus facile å cette poque. Maintenant une telle conference nest gudgre probable: Le gouvernement du roi verrait avec joie que le combat cessåt et que la paix fåt retablie, mais seulement une paix qui respeclåt le droit du Danemark. Mois sila guerre devait conutinuer, et sil honneur de la Sugde ini commandait dy prendre part, le gouvernement croirait pouvoir compter sur le concours patriotique de tout bon citoyen.? Mr Fournier, ministre de France å Stocknolm est parti hier matin pour Christiania, ar suite dun telegramme de son gouveriement. Pour completer lu nouvelle sommaire que nous donnions dans la dernidre Revue an sujet de la mobilisation, nous pouvons ajouter jue les rgiments qui out recu Yordre de mettre en marche pour se concentrer en öcanie, eest å dire dans notre province la lus måeridionale, sontles suivants: les deux giments d infenterie de Scanie, ceux de: Clisbörg. Westgötha-Dal, Wermlands sönsöping, les deux regiments de cavalerie de Scinie, et le rågiment dartillerie de Gätha. Snsvite se mettront en marehe, dit-on, les rEgiments Ainfonterie de W estvötha, de 7

15 mars 1864, sida 2

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