Aftonbladet – 3 november 1863, sida 2

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province la plus måridionale, qui najamais appartenu å IAllemagne, et que le Dane: mark ne saurait abandonner sans sacrifier en måme temps son intågralit et måme sa såret. De temps inmemorial IEider a la ligne frontigre entre la Scandinavie et la Germanie (Eidora, terminus romani imperii). Que PAllemagne encore une fois, respecte done cette limite, et elle trouvera dans la Scandinavie une amie såre, une allite fidåle comme au temps jadis quand nos ancetres combattaient sur le sol germanique pour la libert de I Europe. Nous annoncions Vautre jour la fondation de la grande sacict6 de credit mobilier Scandinave et voilå que nous apprenons quil est question de crter une autre banque sur une tout aussi grande chelle et dont Pobjet serait de fournir des capitaux å Vindustrie et au commerce sutdois. Nous avons sous les yeux le prospectus de cette banque qui porterait le nom de The English and Swedish Bank et dont le sidge serait å Londres, avec des suecursales å Stockholm et a Gothembourg, et peul ötre aussi dans dautres villes de la Suede et de la Norwege. Le capital de fondation serait de 2,000,000 (36.000,000 de riksd.), mais pourrait etre porte plus haut. Toutefois au commencement, il ne serait pas dålivrå plus de 20,000 actions au titre de 50 et Ion se propostrait de nexiger par action que le versement de 25 å certains termes, avec trois mois au moins dintervalle. La responsabil:t des actionnaires serait limite au montant de leurs souscriptions. La direction des succursales de Stockholm et de Gothembourg doit se composer de 4 personnes, plus un directeur pour chacune de ces deux villes. On voit par le prospectus de la tBanque anglaise et sugdoise4 que si Pattention de I Europe, au point de vue financier, 8est porte sur nous, nous le devons au developpement que prennent nos changes, aux progrås heureusement accomplis dans notre systeme de voies de communieation, enfin aux rformes apportåes å notre legislation commerciale conformåment aux exigences de notre temps. On peut sjouter, sans erainte de se tromper, que si, de tous cötes, on semble en ce moment avoir confiance dans la Sugde, cest surtout parce que Ion sait de plus en plus quelle est la confiance qui rågne maintenant entre le gouvernement et le peuple, avec quel ensemble et quelle harmonie ils travvillent en commun å amåliorer les lois et les institutions de nature å prottger lordre et la tranquillit, ces conditions essentielles du progres matåriel et de la prosprite des peuples. Une preuve bien frappante de cette confiance des capitaux trangers, et plus loquente que tous les prospectus, nous arrive par le tlgraphe. La souscription en Angleterre a si bien pris et avec une telle ardeur, que samedi dernier il y avait deja 62,000 actions de eouscrites, plus que le triple du chiffre auquel ox a eru devoir sen tenir pour le commencement.

3 november 1863, sida 2

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