Aftonbladet – 3 november 1863, sida 2

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albrutna resa. MMDOESYTPSO RATATA Revae de Ia semaine. No 31. 1863. Ie annee. Stockholm, 3 novembre. Quand Vattention de la presse trangere sest portåe si souvent, dans ces derniers temps, vers les projets dextcution en Holstein, il nest pas besoin de dire que cette question a occupt vivement ici et opinion et les journaux. Il sen est suivi, dans la presse euctdoise, une discussion assez vive sur les ventnualits que pourraient amener la dite extcution, si elle avait lieu. Une des promidres consequences de cette inva sion, entreprise sous pråtexte de droit formel, serait la ratification du trait dalliance par lequel la Sutcde-Norwege sengage å prendre part å la repression de toute attaque de VAllemagne contre le Slesvig. Cette alliance måme a tt riscut6e dans les journaux, et diverses objections pour ou contre se sont produites, ce qui est tout naturel non seulement parce que, dans tous pays, Pinteröt gåntral est pour le maintien de la paix, mais aussi parce que de certains intröts particuliers, — et ce sont ceux qui crient le plus fort, — peuveut åre les6s8 par des ventualit63 belliqueuses. Autant quon peut juger de Vopinion dun pays, quand on Iobserve avec sang froid, avec conscience, en ge tenant en garde contre le danger gi commun de prendre Pcho de sa propre voix pour Pavis gånrel; en recueillant enfin les difftrentes manifestations qui se sont produites de diftrents cdts, on errive å cette eonclusion, que la majoritå de la nation politique dåsire vivement quon puisse viter la guerre å propos de Vexecution allemande, surtout å cause des coujonctures politiques actuelles et de la nåcessite dune prompte solution de la question polonaise. On peut dire que, sous le coup de FEmotion et de Ihorreur que fait prouver cette sanglante lutte, on ne fait guåre attention å ces taquineries allemandes. Mais håtons dajouter en mme temps quon dåsire aussi que le gouvernement fasse honneur å sa parole et meme, sil en est besoin, quwil sache passer å action et sauver notre dig nite tout en protgåant les interåts actuels de la nation comme ceux de VPavenir. Il ny a pas dans notre pays la moindre haine nationale contre I Allemagne, et chez ceux måmes qui travaillent avec le plus dardeur å raliser, plus on moins prochainement, Iunit sesandinave, on ne trouverait pas trace dun sentiment semblable. Tout au contraire nous attachons le plus grand prix aux travaux intellectuels de I Allemagne, nous estimons son activil, son esprit dentrerise et maintes autres excellentes qualits. Nous lui souhaitons entidre prosperite et pous interessons tout particulitrement å ses efforts pour arriver å la libert et å Punit nationale. Mais, bien entendu, notre intröt ne saurait aller jusquå sacrifier notre propre libert6, notre propre unit6 scandinave, å une nation qui fait complåtement fausse route. Et å ce sujet nous ne pouvons que dåplorer hautement, non seulement pour nous mais pour IAllemagne elle-mtme que ce pays, au lien de chercher A se consolider et å conqurir sa propre libertå, soit pris de vellgites conqurantes contre des nationalits voisines plus faibles; nous deplorons quon ait pu voquer dans ces contråes dordinsire si pacifiques un seniment de haine nationale contre le Danemark, un injuste besoin de conquete quon ait pu persuader å une grande parie de ce bon public allen and qwun tel pavillon de corsaire Gtait un drapeau national I Iombre duquel on pouvait combattre en out honneur, pour erriver å erter cette (grande patrie allemande4 qui jusquå pråsent ne nous est apparue encore que dang es chants des pogtes. Nous dåplorons que ceux qui exercent le pouvoir en Allemagne ;rojent devoir recourir å de telles excitationg pour faire oublier aux allemands leurs v6itables interåts et les dåtourner des ides le libert et dunit; nousle deplorons dauant plus que ces braves gens, sapercevront in beau jour, quand les circonstances favoables seront passåes, quils ont, au lieu de lunon, tout simplement embrasst la nue. uisque les Allemands eux måmes tendent ers Iunit, ils devraient comprendre etrepecter le besoin dunit de la Scandinavie u lieu de penser å lui ravir le Slesvig, sa

3 november 1863, sida 2

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