Ce n est pas seulement du cöle de orient que noire gouvernement doit veiller; son attention est appelbe plus immåediatement vers le sud. En eftet les pråtentions de PAlemagne contre le Danemark, sortant du labyrinthe diplomatique ov elles se sont plu å Begarer jusquici, menacent daborder le terrain de Paction, sur lequel les royaumesunis de Sudde et de Norwege ne les laisseront pas voluer avec autant dimpassibilil6, Aussi notre cabinet a-t-il adresst, il y a quelque temps, å ses envoybs auprds des cours de France et dAngleterre, une depöche ov il sinscrit de la manitre la plus prouonce et en termes assez virulents contre Piotention qu aurait la confederation germanique de contraindre le gouvernement Danois, per ce quelte appelle une execution dans le Holstein et par les döpenses et inconvÅnients qui en råsulteraient pour le röyaume, å abandonrer enfin le ducht Danois de Slesviz. Si des affaires Clrangåres nous passons å nos affaires interieures nous devons mentionner que, pendant. la semaine qui vient de secouler le eowitg de 120 membres (30 de chaque ordre) qui porte le nom de comite renforcg, sest rduni pour dåcider avec Iautorite pleine et entigre de la Ditte, toutes les questions de budget sur lesquelles les Etats se sont partagås, 2 contre 2, et qui deslors nont pu arriver å une solution definitive. Les råsolutions les plus remarquables prises par le dit comitg renfored sont les suiventes: une somme de 3,000,000 de riksdales a t accordåe pour un chemin de fer qui, traversant Stockholm, reliera leg voies du Nord å celles du Sud; en outre il a cte dåeid que la somme assignåe å la marine serait divisee en deux allocations, Iune pour da flotte de ligne, Vautre pour la flotte dattolon ). Cette resolution a accueillie avec une joie gånrale, dautant plus que Pon savait que le maintien au ministere du comte Platen dåpendait de Padoption par les Etats de cetle mesure tminemment sage. On a dit et avec raison que ta position qui est faite å la femme dans un pays peut tournir, jusquå un certain point, la mesure de la civilisation de ce pays. il en est ainsi, il est evident que. duns ces dernviers tem, 8, la Sucde a marche å grands pas dans la voie du progres. Sous le roi Oscar fut voice, melgrå la vive ojposition de Vordre de la noblesse, une loi qui assurait d la ten:me les mtmes droits de succession quå homme, tandis que jusqualors elle navait en gteclralement que demi part. Peu aprös furent rendues des lois qui portsient que la lemme pouvait Ctre dclarte majeure å 25 aus, ds quelle en fa la demande, et qui la dåelaraient apte å pratiquer Je commerce et diverses autres professions. Il ny a pas longtemps que les Etats ont vot une loi qui dåelare la temme majeure Å 25 ans, sans aucunce formalitt pråalable. Un pas de plus vient dötre fait, ces jours ci, dans ectte voie. La Didte avait recemment adresså un rapport au gouvernement ou il Ctait dit que le temps etait venu de reconnaitre å la femme le droit dötre employce dans les services de V tat, et qui invitait Iadministration å prendre des mesures pour arriver å cc que les femmes pussent ötre employces dans tel ou (el service qui serait de nature å leur couvenir et ov ellesseraint I möme de deployer Ihabilue et les qualiic3 spåciales qui les distinguent. Eno constquence le gouvernement vient, par circulaire å Padministration des postes et d celle des telegraphes, de les autoriser — aäprås examen pralable bien entendu — då admettre les femmes dans le service tcl6sraphique, et d kur confier mtme des bureaux de poste secondaires (poststalioner.) Il est merveilleux de voir comment une idte politique, dont le point de dåpartsemblait insignifiant, peut grandir vite et arriver å maturit, quand cette idte est contorme å Pesprit, aux besoins de I6poque, quand elle repose sur une base vraie, sur une inspiration gånereuse. Quest ce que ee ttait que Pidee Secandinave, il y a vingt ans? Un beau ir8ve, un röve detudiants, un de ces enthousiasmes de jeunesse que låge mår tient en profond dedain. Eh bien! Cette ide dont souriait les hommes dtat, elle å fait son chemin; la nebuleuse est devenue toile; å ces meetings dötudiants, dont soutiaient les hommes graves, ont succde le congrås Scandinave des savants, le copgrås Scandinave des libraires, le congrås Scandinave de Findustrie, le conerös Scandinave de Peconomie politique, et zon senlement les peuples se sont råunis, mais aussi les rois. Cette grande idee de Pavenir na pas seulement pris pied dans la repråsentation des royaumes respectifs, dans les eabinets t dans les conseils des souvereins, elle a pånetre jusquå VParistocratie de naissance elle-metme. Ces jours-ci, dj Stockholm, nous avons r. i la visite de six des membres les plus Emwents de Paristocratie danoise pur-sang, reu nombreuse comme on le sait, savoir les comtes terriens de Holstein-Holsteinborg, de Holstein-Ledratorg, dAhlefeldeLaurvig, de Bernstorff et de Dannemand, qui sont venus ici, comme jadis les simples Ctudiants, sous Pinspiration de la pure idde Scandinave. Dautrepart, les membres les plus imporants de la chambre noble ont donnå å ces orands pereonnages un bangquet, od se sont ait jour les sentiments les jlus chaleureux, es sympathies les plus vives qui: le scanmm mö Hb NN NS on DD FRA AD FRA vr rn rt rt AA kr DD dd HOLM dv AM HO RX DM RR AD vd AA AR linavisme ait jamais inspirs. Cest le cas!h le repåter plus quo jamais: Tempora mu-Ih anlur! Nota. — La Revue de Ila semaine, redigöe n frangais, paraitra ordinairement tous les d nardis. if Pour les abonnements au journal PFåfionblad adresser å Paris, chez m:r Fahlman, 5 rue VAlger. Pour PAllemagne, le mieux est dexpdier les demandes au bureau de poste Sutdois PHambourg; pour les autres pays de PEurope, wux bureaux de poste ordinaires. Les annonces.pour Påftenblad sont regues, å Paris, ez M. Vicherat pere et Comp., passage Sauler, N:o 10. AREA (1