Aftonbladet – 24 april 1856, sida 2

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Beranger om det andra kejsardömet. Nedanstående poem af den frejdade revolutionsskalden har gjort ett ofantligt uppseende i Frankrike, der det af lätt begripliga skäl ej kunnat offentliggöras, men der det skall cir kulera i tusentals afskrifter. Det nummer af Times, hvari det var upptaget, blef på Paris postkontor taget i beslag, och eget nog. anmärker en engelsk tidning, inträffade denna: konfiskationsåtgärd mot Times samtidigt med: tillåtelsen för det ryska bladet Le Nord att spridas i Frankrike. Händelsen, om också en tillfällighet, är särdeles betecknande för den nuvarande ställningen i Frankrike. AUX ETUDIANTS. Pauvres enfants! quoi! vous croyez eneore Quon peut crier, Vive la libert Et sous les plis du drapeau tricolore Föter celui qui Pa ressuscite! Mes mechants vers dont vous gardez måmoire, Oubliez-les! je viens les renier: Si jy croyais, je maudirais ma gloire, Ah! pardonnez au pauvre chansonnier! Par quels cöts ce temps qwon fait revivre Ressemble-t-il aux jours råvås par moi? Moi qui jamais mai cesså de poursuivre Laquais, flatteurs, empereur, pape, et roi. Si jeus des chants pour un grand capitaine, Cest qwil tait sans sceptre et prisonnier: Brumaire 6tait puni par Sainte Helene. Ah! pardonnez au pauvre chansonnier! Pour moi Nisard sera-t-il Floquence? Et Leverrier un second Arago? Suis-je ami de la nuit, du silence? Et Belmontet me tient-il lieu d Hugo? Enfin, mon Dieu si clement, si bonhomme, Est-il le Dieu du sbire et du geölier? Est-il celii que Yon protege a Rome? Ah! pardonnez au pauvre chansonnier? Oui! jai chant6 Fpopte heroique Des habits bleus par la victoire usås; Cetaient les fils de notre Republique, Battant vingt ans les Rois coalisås. Mais le soldat bien bross qui nous guette, Qui nous tuerait pour passer officier, Est-il le mien trinquant å Ia guinguette? Ah! pardonnez au pauvre chansonnier! A la Pologne, ä la noble Italie, La France doit une dette de sang; Le canon gronde—en avant! — Mais, folie! Si prås de nous le terrain est glissant; Allons porter plus loin Findependanee Au Turc, dåt-il se faire un peu prier. Peuples, voilå votre sainte alliance! Ah! pardonnez au pauvre chansonnier! pPassy Mars 20, 1856. EES OA SUT ENT TIN

24 april 1856, sida 2

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